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ANNEAU OU REFLET DE LA MACULA

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§ 223. — De l'anneau ou reflet brillant de la région polaire de la rétine.

L'observation ophthalmoscopique delà région polaire de l'œil {macula lutea), ou tache jaune, région la moins connue quant aux différences qui peuvent caractériser ses états anatomiques dans la santé et la maladie, présente certaines particularités où la constitution anatomique de la région et l'action de la lumière mêlent assez leurs influences propres, pour que nous les présentions ici sommairement au point de vue purement physique. v

La région de la macula se distingue d'une manière générale du reste de la surface de la rétine par une couleur, soit plus sombre, soit plus rosée — suivant les sujets — embrassant un cercle d'un diamètre variant entre une fois et demie et deux fois celui de la papille optique.

Au centre, occupé par la fovea, se présente parfois (Liebreich) un point blanc ou jaunâtre analogue au reflet brillant de la membrane du tympan. L'existence de ce point est très variable; nous l'avons rencontré dans des cas pathologiques ■ mais comme le dit fort bien M. Panas, son apparition au centre de la macula n'a encore aucune signification, si l'acuité visuelle centrale est intacte.

La circonstance d'ordre purement physique que nous avons à signaler à propos de cette région si particulièrement prépondérante dans l'œil, et malheureusement si peu étudiée encore, est le phénomène suivant, qui a fait l'objet d'une analyse intéressante de M. le professeur Panas.

Nous lui emprunterons sa description :

« Un reflet, moins constant que le précédent, circonscrit parfois, sous la forme d une ellipse a grand axe horizontal, le pourtour de la macula. C'est Schirmer qui le premier, a signalé l'existence de cette auréole brillante, désignée par Mauthner sous le nom d anneau brillant argenté; ce qui montre que dans certaines circonstances il offre un grand éclat.

« Ce fantôme, comme l'appelle Brecht, ne se montre qu'exceptionnellement et surtout chez es enfants, dont le fond de l'œil, est suffisamment pigmenté. Le Iré

sèment de la pupille ou sa dilatation artificielle par fatropiïe fait dispara tre cette auréole. Une dilatation moyenne de l'orifice pupillaire de 3 à 4 mil Eres semble nécessaire a sa production. Chose digne de remarque; tandis que le boni nterne est très net, le bord externe de l'anneau lumineux est plus diffus et se «n^b ement sur le fond éclairf de l'œil. De plus, la largeur de cet an lu varie av c les inc maisons qu'on imprime au miroir, avec l'intensité de l'éclairage av c

Ïi-T™ aui hllaT T,PUPi,lar °>rès B^cht, ce reflet serait dû à la saiHie va ss aux qui bordent la macula, et son plus ou moins de largeur tiendrait à ce

e X 7, ,T * 6Xlerne n'6St aUtre qUe k pr°jection dl1 borfl I"Uai» sur le «e 1 œil, et dont cet anneau suit les variations.

« Une dernière condition qui favorise l'apparition de ce reflet réside dans la t™ „ ^

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aussi que dans le jeune âge,. {Leçons sur les rctinites; Panas, 1878 ) ^.es dernières circonstances caractérisent pn pffpt im^j .

„•„, qu.un simple effet de tz ?X;o™rb«?°T

que chez de.s <;iiiou io„™, „. , avons jamais rencontre, en effet,

l'épaisseur de la rétine, sensiblement plus grande chez les jeunes sujets que sur les adultes. L'observation journalière à l'ophthalmoscope binoculaire ne nous permet pas de douter de ce dernier fait.

Or, sur une rétine qui « apparaît » à l'observateur, mettons : comme deux fois plus épaisse que chez l'adulte, la dépression centrale qui correspond normalement à la macula, offre un bord ou limite marginale deux fois plus large et plus accusé que chez l'adulte. Les jeux de lumière y sont donc d'autant plus sensibles; et ce ne sont que des jeux de lumière que nous représente cet anneau dont l'importance clinique ne s'est pas encore manifestée à nous.

Dans les mêmes circonstances ou plutôt, concurremment avec elles, un reflet brillant s'étale sur la surface concave de la membrane limitante de la rétine — c'est celui qui nous parait comparable au lustre stéréoscopique. Ce reflet superficiel est comme coupé par la circonférence de la dépression cupuliforme qui détermine la région dite de la macula, et cette interruption est accompagnée d'un redoublement d'éclat accusé sur son bord.

Suivant Loring, qui a très sérieusement analysé ces phénomènes, le halo environnant la macula (image renversée) est le résultat de la réflexion et de la réfraction, suivant la combinaison des surfaces courbes qui entrent dans la composition de cette portion de la rétine, et de la lumière ophthalmoscopique (ann. d'ocul., t. lxxviii, p. 242).

Cette explication se rattacherait aux phénomènes de réflexion produits par les

lames minces.

§ 224. — Du double contour (apparent) offert par les vaisseaux rétiniens dans l'observation ophthalmoscopique.

Mécanisme de cette apparence. — Peu de temps après l'invention de l'ophthalmoscope, on sait qu'Helmholtz annonça que l'on pouvait distinguer les artères des veines rétiniennes, au double contour offert par les premières sous la lumière ophthalmoscopique.

Cette proposition reçut bientôt un amendement important de la part de Van Trigt qui établit d'abord que cette apparence n'était point due à un double contour réel, mais, selon toute probabilité, à une trace lumineuse, brillante, occupant le centre du vaisseau ; et, en second lieu, que cette circonstance pouvait également s'observer, quoiqu'à un moindre degré, dans les veines. Van Trigt ajoutait que cette raie lumineuse centrale devait être le fait de la reflexion vers l'observateur de la lumière ophthalmoscopique par la paroi antérieure, convexe, du vaisseau.

Cette opinion fut acceptée, par Jœger, qui reprit, en 1854, et développa cette théorie, devenue depuis classique, en ces termes :

« La rougeur plus vive et plus claire des artères est due à la teinte de leur contenu d'abord, et en second lieu, au pouvoir réfléchissant plus puissant de leurs parois. La couleur plus claire et plus transparente de leur centre (tant des artères que des veines), aspect qui rappelle celui que produirait leur éclairage par transmission directe ou transparence, n'est au fond que l'effet d'une réflexion produite par la surface convexe de leurs parois et qui fait rebrousser chemin aux rayons incidents, tandis que les rayons qui viennent rencontrer les parois fuyantes du même vaisseau sont pour la plupart réfléchis latéralement.

« Les vaisseaux sont, en réalité, et dans leur entière largeur, d'une couleur parfaitement uniforme et ne donnent passage à aucune lumière : condition que confirm non seulement leur faible diamètre, mais encore cette circonstance que cette raie brillante n'est sensible que dans ceux qui présentent une direction perpendicnlai

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