‹ La visionChapitre 13 sur 68 · I. Th. Beeb. Loc. cit., p. G · texte numérisé non relu

I. Th. Beeb. Loc. cit., p. G

Céphalodes. — Chez les Céphalopodes littoraux, l'adaptation rétinienne, analogue à celle de l'homme, semble elle aussi aller au point d'écarter toute lumière de l'élément photo-récepteur. Les cellules rétiniennes renferment du pigment qui à l'obscurité s'amasse à leurs extrémités proximales. Au jour, ce pigment émigré dans le bâtonnet, jusqu'à son extrémité distaie, de façon à constituer un fourreau opaque à toute la fibre centrale (nerveuse?) du bâtonnet (Rawitz*). — Les Céphalopodes pélagiques ne présentent pas ces rétrécissements extrêmes de la pupille, ni les migrations du pigment rétinien ; ils se mettent en chasse au grandjour. — Une adaptation rétinienne d'un genre un peu différent se rencontre dans les yeux composés des insectes nocturnes. A l'obscurité, du pigment est disposé autour des cônes cristallins des ommatidies ; au grand jour, il émigré en arrière, vers les rétinulcs. Il se pourrait qu'il en résultât un certain aveuglement, qui forcerait Tanimal à se reposer au grand jour. 11 se pourrait aussi qu'une émigration moins prononcée du pigment permît à Tinsecte d'y voir à un éclairage qui sans elle serait trop fort, éblouirait.

A la page 44, nous avons rapproché des phénomènes d'adaptation le fait que chez les métazoaires inférieurs la photo-réaction à des variations de l'éclairage cesse de se produire après quelques essais répétés. Le mécanisme de cette adaptation est inconnu.

Quant au mécanisme physiologique de l'adaptation constante, il n'est pas suffisamment expliqué dans

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