I. ZiRGLER. Zool. Jahrb.y 1897, p
LA VISlOJi CHEZ LES ANIMAUX IO7
en vertu de sa mémoire visuelle. Rappelons, ensuite, Tentraînement graduel et progressif auquel les pigeons doivent être soumis. Avant de les transporter à 200 kilomètres, on les lâche à 5o, puis à loo kilomètres, etc. Il y a aussi la circonstance que le brouillard les désoriente absolument, tout comme les abeilles, et qu'en pleine mer, ils perdent beaucoup de leur faculté caractéristique. Les pigeons lâchés d'un ballon aérostatique au-dessus des nuages, circulent .autour du ballon, à peu près comme la jeune abeille autour de la boîte d'où elle a été lâchée (p. io5), mais ils piquent immédiatement vers la terre à travers la moindre éclaircie dans les nuages. — Lorsque des professionnels auront parcouru en tous sens l'Europe en ballon dirigeable, on répugnera probablement moins à voir dans le retour du pigeon voyageur un mouvement guidé par la mémoire visuelle des lieux*.
XXY. La prétendue chromatôpsie (vision des couleurs) des insectes et d'autres animaux. — Nous avons démontré suffisamment l'impossibilité qu'il y a pour nous, hommes, de jamais savoir quelque chose des sensations visuelles blanches, colorées, qu'éprouvent éventuellement les animaux. Voyons encore de plus près quelques arguments mis en avant pour prouver l'existence de sensations lumineuses chez certains animaux.