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Berkeley. Theory af vision. London

3. En effet, soit qu'on se rallie à la conception de Herbert Spencer, qui dérive la représentation spatiale tactile de « séries sensorielles continues et réversibles », ou qu'avec Batn, Wundt et d'autres on admette que la notion tactile de l'espace résulte « de la combinaison d'une sensation de mouvement avec n'im-

LA VISiaN CHEZ L HOMME I27

Quant à la nature même du signe local visuel, on peut dire hardiment qu'il n'y a guère deux auteurs qui soient du même avis. Les opinions émises peuvent se grouper sous trois rubriques, sans que cependant nous voulions dire par là qu'un auteur donné s'en tienne à une opinion déterminée. Plus d'un invoque ici telle opinion, et plus tard une autre. Souvent on a l'impression comme si l'auteur cherchait à obtenir ici par la quantité de ses arguments ce qui lui est refusé de par leur qualité.

I® En premier lieu, il a l'opinion qui voit dans le signe local une qualité inconsciente, inhérente à la sensation visuelle, différente selon le bâtonnet rétinien excité, et qui suDBrait néanmoins pour distinguer l'excitation d'un bâtonnet de celle d'un autre. [1 s'agirait d'une sensation inconsciente, ou d'une qualité inconsciente de nos sensations visuelles, et qui néanmoins suffirait pour y asseoir un jugement sur une qualité aussi consciente que celle de la direction visuelle. Une sensation inconsciente! Voilà certes deux termes qui hurlent d'être accouplés. Comme si la conscience n'était pas de l'essence même de la sensation. Les sensations inconscientes jouent néanmoins un rôle prépondérant tout le long de la physiologie optique de nos jours. Sans elles, l'édifice craque de tous côtés.

2** Pour Lotze\ le signe local est composé ; c'est

porte quelle autre sensation », ou encore qu'avec IIelmholtz, etc., on déduise cette même notion de jugements inconscients, toujours et invariablement on déduit les notions corporelles de sensations, et celles-ci, les mêmes auteurs les conçoivent comme dépourvues de toute étendue.

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