I. Voir WooDwoHTH. Le Mouvement, 1908, p
l3o LA VISION
exclure, pour les mouvements oculaires, tout renseignement tactile ou du sens musculaire ; b) Par contre, en cas de paralysie des muscles oculaires, l'œil localise comme si les muscles mouvaient réellement Vœil ; et cependant ce dernier reste immobile. Ici la localisation visuelle se modifie, bien qu'on ne puisse invoquer ni des sensations tactiles, ni des sensations musculaires. Longtemps les sensations d'innervation ont été en physiologie des organes des sens le deus ex machina sauveur chaque fois qu'on se trouvait à court d'arguments. De même que les sensations musculaires, et analogues en cela au cheval de Roland, elles étaient douées de toutes les qualités, et n'avaient qu'un défaut, celui de ne pas exister. Ce sont en effet de nouveau des sensations inconscientes. Aujourd'hui, elles tendent à être abandonnées *.
En fait d'auteurs qui ont invoqué les sensations d'innervation en vision radiaire, soit exclusivement, soit concurremment avec d'autres hypothèses sur le signe local, citons notamment J. Mueller^, Helmholtz^, Exner*, WuNDT ^. Nous renvoyons notamment à Sherrington pour les diflerents mécanismes cérébraux auxquels on suppose liées les sensations d'innervation. — Helmholtz
I. Voir WooDWQRTH. Loc. cit. et Sherrington, in A System of Physiologj' by E. A. Schaeffer. London, 1900, vol. II,
•2. J. Mueller. Zur vergleich. Physiol. d. Gesichtsinns. Leipzig, 1826, II, p. 36o, 182.
3. Helmholtz. Physiologie optique, Paris, Masson, 1867, p. 682 et ioo5.
4. Exner(S.). Entwurf einer physioL Erklàrung d. psychischen Erscheinungen, Leipzig, 1894.