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I. WooDwoRTH. Loc. cit., p

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aussi les observations que Sciilodtmann a faites sur certains aveugles de naissance, qui n'avaient jamais posé un acte réellement visuel, et chez lesquels l'excitation mécanique de la rétine (phosphènes) était localisée normalement' (voir à ce sujet plus loin).

Qu'on veuille bien songer au manque de logique qu'il y a à baser la projection radiaire, le fait psychique prétendument secondaire, sur des sensations, dont les unes seraient inconscientes (sensations d'innervation, sensations musculaires), les autres subconscientes (les sensations tactiles de l'œil), les autres plus conscientes (sensations visuelles), mais en tout cas moins que l'état qu'on prétend en dériver. En effet, l'extériorisation visuelle est imposée à notre sens intime avec une évidence bien plus forte que les sensations lumineuses ellesmêmes. Nous n'hésitons pas le moins du monde sur la direction d'un objet lumineux, alors que nous ne sommes pas fixés sur sa teinte. Faire dériver d'états de conscience imprécis, d'un vague évident, d'autres états de conscience dont l'évidence et la certitude ne laissent rien à désirer, c'est un procédé d'une logique au moins douteuse.

Remarquons aussi que les partisans des signes locaux supposent les mouvements oculaires antérieurs aux sensations musculaires (ou à celles d'innervation), et qu'en un autre endroit, les mêmes auteurs invoquent ces mêmes sensations pour expliquer les mouvements.. Le cercle vicieux est complet.

Les physiologistes sont unanimes pour répudier r «animisme» d^antan, maison oublie que les sensations inconscientes et les jugements inconscients sont de la plus pure doctrine de Staul.

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