I. Hering (Ew.). Loc. cit. et Lehre von Lichtsinne. "Wieo
I/Jo LA VISION
Parïnaud * et Reddingius ^ ont récemment fait des efforts sérieux pour ramener sur le terrain purement physiologique certaines questions de vision. Nous nous sentons en parfaite communion d'idées avec eux. Si néanmoins les éci*il;s de ces auteurs semblent en plus d'un endroit en désaccord avec leurs principes, c'est en partie au moins parce qu'ils se débattent contre les difficultés de langage, forcés qu'ils sont d'appliquer à des processus physiologiques une terminologie spiritualiste.
D'autre part, il ne faut pas oublier que pour la tendance physiologique, la science de la vision renferme et renfermera lontemps encore d'immenses terrœ ignotœ. A première vue, il en résulte pour elle une infériorité choquante vis-à-vis de la tendance psychologante, qui explique tout, ou à peu près tout, mais malheureusement à l'aide d'arguments qui n'ont pas cours en physiologie.
Le problème de la projection radiaire notamment, le plus fondamental de toute la vision, reste toujours entouré de nuages psychologiques. Les plus radicaux d'entre les auteurs se bornent à dire avec J. Mueller et Her^ng que toute sensation visuelle renferme d'essence un élément corporel, et possède môme au moins deux dimensions ; que la sensation visuelle n'existe pas en dehors de l'espace. Dans leurs développements, ils partent toujours des sensations visuelles, et non des faits physiologiques. — 11 nous a semblé que sur le terrain de la projection radiaire il y avait moyen d'être dès maintenant plus radical que les auteurs signalés, c'està-dire de pousser plus loin l'analyse physiologique de la projection radiaire, et de considérer celle-ci comme