Listing, in Lehrbuch d. Ophthalmologie de Ruete
2. La ligne visuelle est la ligne fictive tirée du cône fovéal fixateur à travers le centre optique de Tœil, jusqu'au point fixé.
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— Hkking et AuBKUT udinclUMil que les inouvcuienls oculaires s'exécutent en vertu de mécanismes nerveux congénitaux, et ces mécanismes auraient été créés en vertu du principe psychologique invoqué par Helmholtz. C'est ainsi qu'AuBERT prétend que le « principe de la perception toujours identique » impose la loi de Listing aux mouvements oculaires. IIering dit que « la loi de Listing égalise le plus possible les perceptions corporelles de l'œil en mouvement avec celles de l'œil en repos ».
A l'exemple de Helmholtz, Albert et Hering font donc découler d'un principe psychique la nécessité de la loi de Listing.
A notre avis, il faut chercher le « pourquoi » de la loi de Listing dans des nécessités pliysiologiques qui ont, l'évolution naturelle aidant, créé phylogénétiquement les mécanismes nerveux en cause.
Dans cet ordre d'idées, Ficr ' et Wundt ont soutenu que le principe qui préside aux mouvements oculaires serait celui du minimum de travail musculaire, ce minimum serait réalisé par les mouvements oculaires qui s'exécutent conformément h la loi de Listing. — ^En cela, ces auteurs semblent avoir oublié l'extrême plasticité des muscles, plasticité qui les accommode au travail à accomplir. D'ailleurs, comme le dit Albert, le travail musculaire est insignifiant dans le cas présent.
Nous estimons que la loi de Listing est une conséquence de la nécessité physiologique évidente qui veut que le môme objet visuel produise toujours les mêmes, ou le plus possible les mêmes photo-réactions somatiques, que par exemple la régulation visuelle du mouvement de la main qui suit une ligne droite (verticale, horizontale, oblique) soit toujours la même, que la ligne soit fixée droit devant nous ou avec le regard oblique. Et pour que