I. Hering, in Hermann, Uandb
a. DoNDERs. Arch. f, Ophtalm.^ 1871, XVII, p. 16. 3. Aubert. Physiol. de la rétine, in Graefe & Saemisch, Handb. d. Augenheilk , II, f. 2, p. 479 et suiv., 1876.
s VISIO> CHEZ LUO\r>IE
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qu'il est forcé d'employer des expressions psychologicpies pour désigner des laîts physiologiques. Pour lui, le mouvement de convergence est un acte réflexe, provoqué par la diplopie. Mais, si on j)enètre davantage sa pensée» on voit bien q\i*il entend par « diplopîe » le processus physiologique accompagné de dipiopie, c'est-îi'dirc deux photo -réceptions non congruentes* — IMus loin il dit ' ceci : t< Le bul vérilable de Vorientation JijxUrice dans la troisième dimension n*esl pa» la représentation consciente de la distance, mais la régulation des mouvements des bras et des jambes, tu Or, par <r orientation llxatricc dans la troisième dimension », il enliL'nd la convergence. Dès lors, sa proposition fst la suivante : <s Le but véritable de la ronvergcuce n'est pas la représentation consciente delà distance, mais la régulalioD des mouvements des bras et des jambes. » La ptirase est débarrassée de toute notion psychologique, et nous y souscrivons pleinement.
Un autre auteur a\ec lequel nous nous sentons en communion d'idées est Pauinauù -, Voici un passage de cet auteur : « Quelles sont les inlluences qui déterminent les mouvements des yeux P G* est quelquefois k volonté, mais la volonté est ordinairement sollicitée elle-même par une impression de rohjet dans le champ visuel périphérique. Le plus hahituelleorent, tout acte conscient est supprimé ; tout se borne a uti réllexo en vertu duquel l'impression périphérique de la rétine détermine la direction des yeux vers Tobjet qui a produit cette impression. C'est la mise en jett du réjlexe rétinien de direction > "
La phrase de Par iNAUiJ, et peut-être un peu sa pensée, se débattent sous los nécessites linguistiques que nous
i. Rj:iiJi>tNGii;s. Loc. cit.
pp.
uâ» tai et i35.
a. pAttiWAcn (H.)* toc. cit.
2o4 ÏA VISION
avons signalées à satiété. De cette difïlculté résulte l'emploi du mot « volonté ». D'après nous, cette volonté n'est pas « ordinairement », mais « toujours » sollicitée, ou bien par un objet dans le champ visuel périphérique, ou bien par son équivalent physiologique, par une innervation correspondante, éveillée par voie d'association physiologique (voir plus loin). — La pensée réelle de Parinaud s'affermit du reste un peu plus loin. « Un'objet paraissant dans la périphérie du champ visuel, dit-il, surviennent deux réflexes, d) Le réflexe de direction, déterminé par l'excentricité de l'impression rétinienne. Mais ce réflexe n'amène généralement qu'une des deux images sur la fossette centrale, d'où diplopie. Et ces images déterminent un nouveau réflexe, b) le réflexe rétininien de convergence, ainsi que la mise en jeu de l'appareil de vision bi-oculaire. » — Ces développements restent malgré tout entachés de psychologisme.
La vision bi-oculaire de la distance envisagée à an point de vue purement physiologique.
Essayons maintenant de nous rendre compte de la vision bi-oculaire de la distance à l'aide de la convergence, en nous maintenant sur le terrain purement physiologique, en évitant tout d'abord d'avoir recours à des notions psychologiques, conscientes (diplopie, etc.), ou inconscientes. A cet effet, nous devrions même proscrire le mot « vision ». Si possible, nous ne devons parler que de photo-récoptions bi-oculaires et de photo-réactions physiologiques provoquées par elles. Et lorsque celles-ci seront élucidées, pour autant que cela est possible dans Fétat actuel de la science, alors nous poserons la question de savoir à quelle
L\ nsin?î ciijsz t. iiot^iiib
2oa
phase delà pholo-cénèse physiologique il faut ratlacher l»î tail psychique.
yVu heu de partir des phénomènes de consciGncc pour aller ensuite aux mouvements oculaires, ainsi qu'on le fait presque toujours, nous suivrons le clicniiii inverse : noui^ partirons des pholo-réactions pliyttiologiques en général y pour remonter ensuite aux représentations psychiques, l/entreprise est certes dillicile; il ftiudra faire abstraction de loul un côté de notre éducation scientifique, notre manière de penser et notre langage étant conçus dansi^ la lliéorie psycluque de la vision* Le chenun h parcourir a été, du reste, jalonné, plus ou ntriins frayé par notre exposé de la vision radia ire et de celle de la vision de la distance à l'aide de raccommodation.
XXYL Défînitioii physiologique de la vision hi-oculaire de la distance. — Le problème physiologique de la vision bi oculaire de la ilislance est celui de la limitation du photo-réllexc somatique quant à son excursion, et cela de par la circonstance que la photoréception est hi-oculaire. Cette limitation fail que maintenant ce réflexe, par exemple le mouvement du bras, va jusqu'à un point déterminé et pas plus loin, La représentation psychique visuelle de la distance, ou la « vision •• de la dislance, n\*st rien autre chose que l'épi phénomène psychique de cette limitation, ou plutôt du photo-réllexe somatique limité ainsi^ soit que ce rélle^ce ait lieu réi.^llement dans toute son étendue, soit t|U'il tende seulement h se produire, tout en étatït empêché (par Irénation cérébrale) d'évoluer jusque dans son terme ultime, unisi\uiii. ri
culaire. Entendu physiologlquement, le terme « vision bi-oculaire de la distance » peut être employé même à propos des animaux à deux yeux caméraires, c'est-à-dire à propos des vertébrés en général. Nous l'emploierons cependant le moins possible dans cette acceptation, pour éviter les malentendus.
Nous savons déjà que cette limitation des photoréflexes somatiques peut résulter de l'accommodation. Elle peut aussi résulter de la bi-ocularité de la photoréception qui les provoque. Et, comme nous l'avons vu, on décrit généralement deux procédés de vision bi-oculaire, deux modes suivant lesquels la photoréception bi-oculaire peut limiter ainsi l'excursion du photo-réflexe somatique. i" Il y a la vision bi-oculaire de la distance à l'aide de photo-réceptions non correspondantes, ou sans le secours de mouvements oculaires, ou encore, comme on dit fort improprement, à l'aide de la diplopie. 2** Puis il y a la vision bi-oculaire de la distance à l'aide de la convergence, ou encore à l'aide de points rétiniens correspondants. — Nous maintiendrons provisoirement cette subdivision ; mais nous verrons qu'il n'y a pas de difierence essentielle entre ces deux modes de vision.
XXYII. La vision simple avec les deux yeux, et la diplopie bi-oculaire envisagées physiologiquement. — Avant d'entrer en plein dans le problème de la vision bi-oculaire de la distance, envisageons physiologiquement le problème de la vision simple avec les deux yeux, ainsi que celui de la diplopie bi-oculaire.
En général, le fait de la vision simple avec les deux yeux n'a rien de plus extraordinaire que la
lA VISION CHEZ L aOMME
'Ào-:
représerilation psychique d'un objet quelconque, rcprc"6<?nlatina qui consiste à reporter à une cause unic|ije, située en dehors de nrms, toutes sortes de quahlés sensorielles lournies par des organes des sens diflcrenls- La psycliologie interne olTre ici des explications toutes raitcs. Pour exphquer la vision simple, îly a not<imnient la ihéorie do la « chimie psjchicjuew (voir p. 1 3^). Toul au plus rappelle-t-ou a ce propos, on fait de choses hiologiques, les fibres commissu* raies du cerveau. Quelcpiefois on suppose naturel qu'avec 2 yeux on voie double^ qu'avec^ 100 jeux envoie centuple, elc.
Toute personne un peu rompue aux conceptions modernes sur la physiologie du cerveau conq>rend que ce genre d'explications psychologiques, dont nous pourrions allonger rénuméralion à Finlini, n'oal aucun sens physiologique. La physiologie n'a pas à se préoccuper de la nalui'e métaphysique des représentations visuelles ; son riMc est de prendre celles-ci comme données par le sens intiniCj et de iTchercher les processus physiologiques (nerveux^ dont elles sont les épi|)hénoniène8 (psv chiques).
Pour nous, la piston sintplv avec deux yeux est la constatation ps^ychiquedufail qu'une photo-réreplioji binoculaire ne proYoi|ue qu'une seule soniato-réactioo '.
I* Toulo rupr/'scnlaLinn psycfiirjoe esl, niolrîce, ou an moins i€if\d à Tt'lre. L*unitô do ceUe représcnlation esl l*cx pression |)$ycf)kjiie âc ce fait <jue plusieurs récepLions ne produîfienl i|ti'uiie n'^ction sornaLique unique. I^a rc^action somatîntif* étant unique, son t^piphénouione psychique, la reprtjscnliilîoDi tloîl «dire unique égalenûL^nt. La pluralité de la représentation suppose une pluralité dans bs r^aclions somatiqiicfs.
Lorsqu'on aura élucidé le déterminisme, c'est-à-dire le mécanisme (complexe et fort inconnu) de cette unité de la photo-réaction soma tique, lorsqu'on aura précisé la phase (nerveuse) de cette réaction qui a pour épiphénomènc (psychique) la représentation visuelle de l'objet, la question physiologique sera résolue.
Dans la diplopie bi-oculaire, nous reconnaissons aisément l'expression psychique du fait — très anormal — que chacune des deux photo- réceptions provoque une photo-réaction somatique à part. Chacune de ces réactions ayant son épiphénomène psychique, il en résulte la vision double. Qu'en cas de diplopie il y ait réellement dualité d'impulsion motrice somatique, ou dualité de régulation visuelle des mouvements somatiques, les gens affectés de paralysie d'un muscle oculaire savent en dire quelque chose.
Généralement la diplopie bi-oculaire est regardée comme un fait normal, fréquent, nécessaire même, puisqu'on base sur lui une partie de la vision de la distance. Nous ne pouvons assez répéter que la diplopie ne survient pas dans les conditions normales de la vision, mais seulement lorsque accidentellement ou intentionnellement, dans un but d'expérimentation, on trouble le mécanisme nerveux de la vision bi-oculaire. Tel est le cas des expériences citées à la page 189. Il faut une insistance particulière pour faire apparaître les doubles images ; il faut couvrir alternativement les yeux, supprimer successivement Tune et l'autre photo-réception, c'est-à-dire mettre précisément hors fonction le mécanisme delà vision bi-oculaire. Et à force de déranger ce mécanisme, il finit par ne plus fonctionner normalement pendant quelque temps. — Nous ne percevons pas le relief
L\ \lSIO!V CHEZ I- riOMME 2Ur)
*i rnîtle des doiiUps iinagt^s; an contraire, nous no Ta percevons qu'à comlition Ao ne pas apercevoir de doubles images, c*esl-ti-dirc à condition que les deux plti»lo-réeeptions provenant dum^me point lumineux ne provoquenl par tlou\ réactions sojnatiquos, mais wnt soiilc.
En supposant des claLs de conscience aux animaux, celui qui aurait mille yeux ne veiTait pas mille soleils» maîîj un seul, parce que, mnlgr*' ces mille yeux, un point lumineux ne provoquerait chez lui €|u'uiie seule plioloreaction somatique. Chez un vertébré dont on dérange rinnervation motrice d'un ceil. un point lumineux produit probablement deux so ma lo- réaction s ; il se meut comme s*il voyait doidile. — Il est a supposer que la diplopie ou la double plioto-reaçtiou so ma tique, une pour chaque uril, f-st d'origine phYlogénéti<|uc rclotivcmont récente, quVIle a surgi ou s'est c*nî rmA' i^vt-c la fixation bi-oculaire (voir plus loin).
XWni. Vision bi-oculaire de la distance à Paide de photo-réceptions quelcoEques, disparates. — Longtemps la vision de la distanceà Taide de la coiiverg'ence et à Taidede points rétiniens correspondants paraissait être l'unique vision bi-oculaire de la distance, et aujourd'hui encore, celle à l'aide de photo-réceptions non congnienles est, aux yeux de beaucoup d'auteurs, comme une exception, une anomalie qui n'existerait pas sans la première. Celte opinion ne peul plus être soutenue, d'api*ès les laits exposés pages 191 et suiv. Il e^l bien entendu qu'une photoréccplion bi-oculaire sur deux points non i:orres[>ondanl» (deux |>hoto réceplionH non congruentes, mais disparates) peuvent provoquer un photo-réflexe âonudique unique et gradué pour une extension déter-
minée. Dans la vision habituelle, l'incongnience des deux photo-réceptions peut être très grande, sans que la vision de la distance devienne impossible. Mais cependant, pour des raisons inhérentes aux mécanismes nerveux, cette incongruence ne peut jamais devenir excessive. Dans les conditions (défavorables) de Texpériencc signalée p. 189, une incongruence des deux photo-réceptions de trois millimètres est incompatible avec cette vision .
Un homme à large scotome central double, et dont les yeux ne se meuvent guère, ne voit pas double, et s'oriente dans la foule. Il en est de même d'une personne (observation personnelle) affectée de paralysie complète des deux yeux. En cas de strabisme convergent datant du jeune âge, et où les deux yeux y voient bien, on a même parlé d'une correspondance nouvellement acquise, en voyant cette vision, vision simple avec des points rétiniens non correspondants.
Il y a dans bon nombre de ces cas, outre la vision simple avec les deux yeux, une certaine vision bi-oculaire de la distance, imparfaite, il est vrai.
Phylogéniquement parlant, la vision de la distance avec les deux yeux immobiles, c'est-à-dire avec des points rétiniens presque quelconques (non correspondants), a probablement existe avant celle qui se fait moyennant des changements incessants de la convergence ; celle-ci n'est apparue qu'avec la fovea, avec la nouvelle rétine ou rétine iconante. — La grenouille qui attrape un insecte volant, le cheval sautant avec dextérité un obstacle, etc., voient certainement simple avec les deux yeux. En graduant ainsi leurs mouvements quant à leur extension, avec des yeux presque immobiles dans la t(^tc, ils le font probablement en vertu de la bi-ocularité
LV VISION CHEZ L ITOMME Si I T
de la photo-réception. C'est au moins possible. La chose est de nature à pouvoir être soumise à l'expérience. — Le chat ou le chien nous paraissent souvent voir bi-oculairement la distance ; mais aussi ils fixent bi-oculairement.
XXIX. Vision bi-oculaire de la distance à l'aide de la convergence. Sa signification biologique. — Les choses changent considérablement à l'apparition phylogénique de la rétine iconante, de la fovea. On conçoit la supériorité évidente de la vision bioculaire de la distance, si elle se fait à l'aide des deux foveae, et non pas avec deux photo-réceptions quelconques. Les photo-réflexes (somatiques) seront limités avec une précision d'autant plus grande que les deux éléments rétiniens en cause localisent radiairement avec plus de précision, ou plutôt que les photo-réactions somatiques radiaires que ces éléments provoquent, sont plus précises. Or, en fait, les variations de la convergence ont pour effet d'utiliser, dans la vision bi-oculaire de la distance, seulement des impressions fovéales. Sans modification de la convergence, les deux photo-réceptions provenant du même point ne tomberaient que très exceptionnellement, pour ne pas dire jamais, sur les deux foveae. Un mouvement approprié de la tête amènera bienl'une des deux photo-réceptions sur la fovea. Mais aussi longtemps que la seconde photo-réception sera périphérique, la localisation bi-oculaire de la distance ne pourra être que relativement vague, en raison de l'imprécision du réflexe somatique provoqué par celte seconde photo-réception.
Rappelions-nous que le « but » ou plutôt Tutilité physiologique du photo-réflexe (oculaire) de direction est de substituer en vision radiaire la somatomotricité fovéale à celle d'une partie périphérique de la rétine, de faire en sorte qu'un mouvement somatique de direction soit réglé par les photo-réceptions de la fovea, et non par celles de la périphérie rétinienne ; et qu'à cet effet le mouvement de direction modifie tous les photo-réflexes somatiques quant à leur direction. De même aussi le photoréflexe de convergence a pour « but » , pour utilité physiologique, de faire en sorte que les photo-réactions.somatiques bi-oculaires de distance soient provoquées (ou réglées) par les deux foveœ, et non par des endroits quelconques de la rétine.
Mais, à cet effet, le réflexe de convergence doit modifier tous les photo-réflexes somatiques bi-oculaires, de façon que maintenant celui provoqué par une photo-réception bi-oculaire donnée n*ait plus une extension indéfinie, mais soit gradué pour une excursion d'autant plus petite que la convergence est plus forte : par exemple, que maintenant . la main qui doit saisir un point lumineux, aille exactement jusqu'à lui, et pas au delà, ni ne reste en deçà. — Cette limitation du somato-réflexe moyennant le réflexe de convergence est donc un fait analogue à la modification radiaire imprimée au somato-réflexe par le réflexe oculaire dit de direction (p. i65). L'un et l'autre de ces mouvements oculaires est un photo-réflexe absolument inconscient, modificateur du photo-réflexe somatique, qui de son côté devient conscient.
!,\ VISION CnKZ 1. nOMME
lignes (P
\\\. Motricités oculaires des photo-réceptions bi-oculaires. — PrécitHfuis ie déterminisme rétinien du réflexe du conver^^ence, c'est-à-dire du mouvement de fixation bi-oculaire. Différents cas sonl à envisager.
i** Partonî^ do riiypothèee où les deux plioloréceptions sunl bi-teniporales ou bi-nasales, el à égales dislances îles fovca>. Que les deux yeux soient dirigés droit devant nous, au loin (fig. 7}, et fpi'un point visuel (efficace) u apparaisse plus on moins près de l'œil, sur la ligne médiane, i égales dislances des deux visuelles. J\ produit deux photoréceptions temporales (nne photoréception bi-tenipurale) situées h égales distances des foveœ. Une telle photo-réception bi-ùculaire provoque, en qualité de réflexe, avec un caractère absolu d obligation, un mouvement des deux yeux qui amène le point o en fixation bi-oculaire. — Si au contraire nous partons de la convergence sur le point 0, et qu'un point lumineux apparaisse plus loin, également sur la ligne médiane, les deux pbohjréceplions nasales (bi nasales), situées à égales distances des loveœ^ provoquent, elles aussi, un mouvement des deux yeux f[ui amène le point éloigné en fixation (convergence négative).
Il est impossible de ne pas penser ici aux valences motrices que les photo- réceptions exercent sur l'œil en vision radiairc (p. j6o), motricités dont chacune prise isolément porterait la ligne visuelle cor-
FlG.
respondante sur le point lumineux. Mais nous nous heurtons immédiatement au fait si constant de la bilatéralité des mouvements oculaires, et notamment à la bilatéralité du réflexe fixateur, en vertu duquel les deux yeux devraient rester immobiles dans le cas supposé, puisque les deux valences motrices opposées devraient s'équilibrer, s'entre-détruire. — Tout nous porte à admettre qu'il s'agit là d'une modification du réflexe fixateur monoculaire, modification qui doit découler précisément de la bilatéralité de la photo-réception. En attendant que le déterminisme nerveux du phénomène soit élucidé, nous dirons que deux valences motrices sur les yeux, égales, mais opposées et simultanées, se modifient dans les centres, de manière que chacune n'agisse que sur l'œil correspondant. Cette manière de s'exprimer s'applique, comme nous le verrons, à tous les cas qui se présentent. Généralement cependant on parle ici d'une valence motrice nouvelle, de convergence y et d'un réflexe de convergence, positif ou négatif, ayant pour excitant ou réception adéquate une photo-réception bioculaire bien déterminée. Une photo-réception bitcmporale, à égales distances des foveoi, provoque, dit-on, le réflexe de convergence positive, et une photo-réception bi-nasale, à égales distances des fbvea), provoque le réflexe de divergence (ou convergence négative). Une telle photo-réception bioculairc aurait une motricité oculaire d'un nouveau genre, déterminée par des mécanismes nerveux centraux. On pourrait parler de cette motricité au même titre que de la motricité fixatrice d'une photoréception monoculaire. L'emploi de ce mot constate