‹ La visionChapitre 45 sur 68 · Feilchenfeld. Arc/i. f. Ophthalm.t 1901, t. LUI, p. 4oi · texte numérisé non relu

Feilchenfeld. Arc/i. f. Ophthalm.t 1901, t. LUI, p. 4oi

LA VISIO.N CUiiZ L HOMME

égales, nous reposons le regard ver» son miJieu^ et nous cvilons de le laisser se déplacer tout le long. Ëiitin les gens paralyses depuis la naissance de tous les muscles oculaires extrinsèques, apprécient normalement les gi'andeius, surtout avec la partie centrale de la rétine. Les monvemeuls de la tète sont trop grossièrement gradués pool' remplacer ici les mouvements oculaires. Les mouvements de la tète sont une vis pour la grosse mise à point lixatrice: à ceux des yeux incombe la Ijne mise à piinL

Çurlfjues Uluaions ifopfufut' rekti'wea à des grandeurs, — A propos de rappréelatlon des irraudem-s dans un méirie plan» ou est tombé sur des exceptions remarquables à la loi que des photo-réceptions de même grandeur seraient vues toutes avec la même grandeur, à i/ioo près (p. 37/1). Aucun de ces phénomènes n'a reçu une explication absolument satislaisanlc ; et la preuve en est qu'on en invente toujours de nouvelles. Celles qu'on a données sonl d'ailleurs la plupart psychologiques, et invoc|uent des erreurs de jugement. — C'e^st ainsi qne des longueurs verticales |>araissent plus grandes que des hoii/on taies. Une croix ou un oirré dessinés au jugé ont la dimension verticale trop petite. Les grandeurs verticales dans la moitié supérieure du champ visuel paraissent plus grandes que dans la moite inférieure. Si on essaye de diviser en deux moitiés égales une ligne verticale, la supérieure devient g<5néralement trop petite, de 1/16 diaprés Delb^ieuf. — Du niême ordre paraît être qu'un 8 ou un S paraissent avoir deux moitiés superposées égales, et cependant la supérieure est plus petite, ainsi qu'on s'en aperçoit en les renversant : ^v, g. Mais en fait» maintenant on voit l'inférieure trop petite, ainsi qu'on le remart[ue si on les regarde couchés : 00 » 2C . — De même aussi, dans certaines circonstances* une ligne située dans la moitié temporale du champ vbuei parait plus grande que dans la moitié nasale.

D'autres « illusions c d optique, non expliquées, et

qui ne cessent de solliciter la sagacité des auteurs, sont les suivantes. — Une ligne pleine paraît plus grande qu'une égale distance entre deux points. — Malgré Tapparence, dans la figure 20 les deux lignes verticales sont égales.

— Dans la figure de Zoellner (fig.

21), les lignes horizontales sont en réalité toutes parallèles. — Nous pourrions multiplier à TinOni les illusions d'optique de ce genre.

FiG.

Perception visuelle du mouvement. — Généralement on explique la perception visuelle du mouvement en disant que nous trouvons qu'un objet, tout à l'heure situé en un endroit, se trouve maintenant en un autre : il doit donc s'être déplacé. — Souvent, cependant, la perception, la conscience visuelle d'un mouvement survenu, est plus immédiate, directe ; on n'aperçoit pas trace du raisonnement signalé ; on dirait une « sensation » élémentaire du mouvement survenu. Mais pour que cette im-

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pression immédiate ^ produise, il faut que le moiivtv iiH'nl soit assez rapide : au dire dWiJiiEUT, ï'ima^e rétinienne devrait se dcplacer d'an moins 6-7 càne;i à la sceoade. — Celle impression visuelle du mouvement possède sous d'autres rapports encore les caractères des sensution^ visuelles: elle donne lieu notamment à une espèce d'image accidentelle négative. — Des exemples de ce genre sont les suivants. Nous marchons dans la rue, en lisant dans un livre tenu vers le bas ; nous rmus arrètcuis

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et le sol semble fuir devant nous. Ou bien, on regai-dciMir la rent^tred\m train en marche ; dès (pTil s*arrèle (ou bien si on porte le regard sur Tin té rieur du wai^on)» le loud parait se mouvoir dans le sens du train. — On a essayé, mais en vain. d*expïif|uer ces faits cei invocjuaiit des mouvements oculaires, t[ui conliniu^raient après cessation du mouvement. De tels monvements oculaires se produisent n*ellement dans jes circonstances indiquées, mais ils sont snccadés, alors <pje le mouvement observé est continu. D*îrdienrs dans le cas de la spirale de Plateau ^hg. aa) Tcxplication signalée est absolument en délautl On lait tcjurner le disque (airrandi) dans un sens, et on rec4jit rimpressitui de cercles émergeants du centre.

Le disque tournant en sens opposé, on voit des cercles se dirigeant vers le centre. Si, après avoir fixé pendant quelques secondes le disque tournant, on Tarrêtc, immédiatement on voit les cercles exécuter le mouvement inverse. Si, après contemplation de la spirale en mouvement, on regarde un autre objet, par exemple un visage, on le voit se gonfler ou se rapetisser, selon le mouvement de la spirale. Bref une vraie image négative du mouvement. Et notons que dans le haut du disque, cette sensation de mouvement est inverse de celle dans le bas ; elle ne saurait donc résulter d*un mouvement de direction des yeux. — On serait donc tenté de parler ici, avec S. ExNER*, de « sensations de mouvement».

XL VIL Photo-réactions yicérales. La vue et la sécrétion des sucs digestifs. — Les photo-réceptions exercent des actions importantes sur beaucoup d'organes viscéraux, sur leurs mouvements et sur leurs sécrétions. Celle sur la sécrétion des sucs digestifs est une des mieux étudiées. — Quand on a faim, la vue des aliments (tout comme leur odeur) fait couler la salive et le suc gastrique : « Teau en vient à la bouche » .

Il s*agit là de photo-réflexes sécréteurs, compliqués il est vrai, modifiables diversement et ne se produisant que dans des circonstances physiologiques bien déterminées. Et comme ces conditions physiologiques (inanition) sont accompagnées d'états de conscience (faim, appétit), on introduit ici également Tépiphénomène psychique comme impulseur primitif de Tinnervation sécrétoire. Nous voyons ainsi reparaître le procédé que nous avons critiqué et rejeté à propos des photo-réactions soma tiques.

Nul plus que nous n'admire les beaux travaux de

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