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I. Uexkûll. Biol. CentralbL, 1900, XX, p

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a été sollicité par sa terminaison périphérique, « excitée » par un agent extérieur, par un mouvement physique (ou chimique). — Il y a encore bien des inconnues dans cette série de processus physiologiques enchaînés, et qui changent de nature d'un anneau de la chaîne à l'autre. Mais nous en savons assez pour pouvoir affirmer que, lorsque nous les connaîtrons tout à fait, nous aurons saisi entre eux des relations absolument obligées ; nous connaîtrons leur « pourquoi » dans le sens de la conservation de l'énergie (physique). L'un est la « cause » de l'autre, bien entendu en tenant compte de l'a énergie latente » renfermée dans nos organes, et qui devient actuelle sous l'influence de « forces de dégagement ».

Dans tout cela, nous ne rencontrons nulle part un élément psychique. Chez nous-mêmes, nous constatons par notre sens intime qu'il vient s'y ajouter quelque chose, la sensation, la conscience, etc., bref, les faits psychologiques. Mais nous connaîtrions à la perfection les processus cérébraux, physiologiques, que cela ne nous expliquerait en rien la genèse d'une sensation, au même titre que l'arrivée de la variation électrique nerveuse dans le muscle devra expliquer le caractère obligé de la contraction. Entre le mouvement de particules matérielles et ma sensation, il n'y a pas de relation causale, il n'y a pas là de transformation d'une forme de l'énergie dans l'autre. Nous sommes d'avis, avec Uexkûll, que seul un esprit superficiel peut voir dans une sensation une forme de Ténergie physique * .

I. Notons que cette affirmation ne dit rien pour ou contre la

Halte-là? crie Wasmann. La loi de la conservalion de l'énergie n'est pas la seule forme de la loi causale dans la nature. Toute relation entre deux phénomènes qui se suivent fatalement est une relation de cause à effet. Le principe des énergies spécifiques de J. MuELLER est là notamment pour vous contredire, cette loi exprimant une relation de cause à effet qui ne suit pas la loi de la conservation de l'énergie. La science psycho-physique enfin est tout entière basée sur une telle relation de cause à effet.

Dans l'objection de Wasmann, il y a un nouvel exemple des inconvénients résultant de ce que nous en sommes réduits à appiliquer une seule et même désignation à des choses essentiellement différentes. Si nous appliquons le nom de « causales » aux relations qui suivent la loi de la conservation de l'énergie, nous ne pouvons plus le faire logiquement pour celles qui existent entre les faits physiques et les faits psychologiques. Tout ce que nous pouvons dire, c'est que le fait psychologique naît à l'occasion du mouvement physique, et encore chez l'homme seulement.

Si nous nommons « connaissables » les relations qui suivent les lois de la conservation de Téncrgie (cosmique), nous ne pouvons plus appliquer ce vocable à celles qui relient les processus physiques aux sensations, ni à celles qui relient entre eux les divers états de conscience ou processus psychiques (sensations, représentations, etc.). Et c'est pour avoir

notion de V « âme ». Ceci pour rassurer ceux qui, comme le dit Le Damtec, donnent une âme aux Protozoaires pour être sûrs qu'on ne la leur refusera pas à cux-mcmes.

méconnu cette vérité fondamentale que certains auteurs en arrivent à considérer la pensée comme une sécrétion du cerveau, au même titre que la bile est une sécrétion du foie. Nous l'avons déjà dit, nous connaîtrions à la perfection le fonctionnement de l'écorce cérébrale dite « visuelle », chez Thomme, en d'autres mots, nous connaîtrions dans tous ses détails le déterminisme physiologique des sensations visuelles, que cela n'avancerait en rien notre connaissance de ces sensations en elles-mêmes. Aucune parcelle de l'énergie physique ne disparaît lors de la genèse de la sensation, ne se transforme en celle-ci. Il n'y a pas d'équivalent sensoriel de la chaleur.

En vertu des mêmes principes, nous récusons la volonté comme mobile primaire des actions des animaux. Déjà chez l'homme « la volonté n'est cause de rien » suivant l'expression lapidaire et juste de RiBOT*. Les causes véritables de ces actions sont des innervations variées. Nous devons même considérer la volonté comme non existante chez l'animal, au même titre que les sensations et les autres états psychiques décrits chez l'homme. Le physiologiste ne peut considérer les sensations et les autres états psychiques que comme des épiphénomènes des processus physiologiques qu'ils accompagnent, et sans lesquels ils n'existeraient pas.

En ce sens nous pouvons donc dire que chez l'homme, le cerveau est l'organe de la pensée, et qu'une partie déterminée de l'écorce cérébrale est l'organe des fonctions visuelles psychiques.

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