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I. Masson. Ann. de Chim. et de Phys., i845, p- i5o

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sur la loi bien connue de J. Plateau, d'après laquelle l'intensité d'une telle bande est celle qu'on obtiendrait en répandant uniformément sur toute la bande les rayons lumineux réfléchis par sa seule partie blanche.

Dans l'opinion de Volkmann, Fechner, Hel- MHOLTZ et d'autres, la loi de Weber se vérifierait pour les sensations blanches dans une étendue assez grande de la variation des intensités de l'éclairage, surtout dans les limites où notre organe visuel fonctionne habituellement. Dans ces limites, la perceptibilité de différences d'éclairage serait donc indépendante de l'éclairage total général. — La nonconfirmation de la loi pour de fortes intensités lumineuses, on aime à la mettre sur le compte d'une espèce de lésion de l'organe par la trop forte lumière.. Sa non-confirmation aux limites inférieures des intensités lumineuses est mise sur le compte de la lueur propre de la rétine et de l'adaptation (voir plus loin).

AuBERT, le premier, montra que la loi de Weber est loin d'être vraie pour les sensations blanches, et que la quantité dont il faut augmenter l'intensité lumineuse, pour que la différence devienne sensible, est loin d'être une fraction constante de la lumière totale, même pour des intensités absolues moyennes. Il trouva qu'à partir d'une certaine intensité de l'éclairage, la sensibilité aux différences diminue si on diminue (ou si on augmente) l'éclairage total. IIelmholtz lui-même, bien qu'admettant, dans une certaine mesure, le bien fondé de la loi de Weber, fait remarquer que cette sensibilité aux différences a son maximum pour un fort éclairage diffus du jour, et il cite, à ce propos, l'exemple de la ménagère qui, pour constater la présence d'une

Ipfcèi't^ laolie sur la blancliour dti linge, ploce ce dernier dans la plus grande clarlé du jour, Fechner, f|iiî défend le bien fondé de la loi de Weher, prétend (pie si on regarde dch nuages blancs à Iravcrs un verre limié, on n'y distingue ni nn^ins ni plus de deUiils, de dégradai ions, qu'à IVril nu. — A cela nous objectons qu'il est de science commune, tpie si les nuages sont Ibrt éclairés, le verre fumé y fait cerlainenient apparaître des détails non sensibles à l'œil nu. On explitjne par la loi de \\ eheh le fait que la nuit, les objets clairs^ comparés à leur entourage obscur, paraissent bien plus éclatants qu'au jour. Les peintres niilisent cette particularité pour représenter les clairs de lune: ils font ressortir les clairti plus ftuteiuent que lorsqu'ils représentent un elTet de jour. Les plus l>ellcs « photographies de clairs de lune n sont celles obtenues au grand jour, moyennant des clicliés a durs », mal réussis, qui exagèrent les dilîérences de Téclairage. — Nous avons dit que le fait (pie les étoiles sont vues la nuit, et non [ïcndant le jour, rentre partielli'nient ici. Le jour, ratniospbèrc terrestre renvoie vers notre œil une assez grande quantité de lumière; elle constitue un fond pbis éclairé que la nuit, sur lequel doit se détacher l'étoile, et à cet eJTet. rinteusité des radiations émises par celle-ci doit surpasser d'un cent cinquantième celle des radiations émises par ralniospbère; ce qui n'est le cas que pendant la nuit. — Cepenflanl, Kadaplalion létinienne (voir plus loin) joue ici un rôle très appareni ; la preuve en est qu'en [dein jour on [leul voir les étoiles du fund d'mi puits, ou à travers unedieniinée (J. IIerscukl). nu a travers un long lube étr<jil (télescopes des anciens Assyriens et des Ég.yp-

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tiens) ou encore à travers une lunette non grossissante (Arago). — Dans d'autres circonstances, le contraste simultané (voir plus loin), ou l'induction lumineuse simultanée, modifient la « visibilité » d'un astre. Pour voir (dans un télescope) les satellites de Saturne ou ceux d'Uranus, les astronomes doivent offusquer la planète elle-même. — La loi de Weber est enfin invoquée dans l'explication du phénomène visuel dit de « la goutte noire » (voir plus loin. Irradiation).

A Taide de toutes sortes d'hypothèses, plus ou moins arbitraires, Feciiner a essayé de donner à la loi de Weber une forme plus mathématique, transcendante. — Une première de ces hypothèses est celle qui pose égaux entre eux les. différents accroissements perceptibles de la sensation. Cette augmentation serait une valeur constante comme intensité sensorielle. Soit alors S une sensation é(juivalcnte à une intensité J de lumièrie blanche, et soient s les accroissements successifs, justement perceptibles, de la sensation ; tous sont donc égaux (par hypothèse). Admettons (pour simplifier les calculs) que pour provoquer cette sensation différentielle, il faille augmenter de l'intensité dos vibrations de l'éther. Dès lors

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nous obtenons le tableau suivant :

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» S -I- s -f- s ^> S-|-s-hs-+-s

lOO lOO

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