‹ La visionChapitre 57 sur 68 · DoBROwoLSKY. Ibidem^ 1873, XVIII, i, p · texte numérisé non relu

DoBROwoLSKY. Ibidem^ 1873, XVIII, i, p

LA VISION CHEZ t rin^niF

I>ojiii<ï\voi,SK\ obliiil des résultats nu peu dillLicnli». — II lie l'a luirait pas se tigurcr qjie dniis ces expériences, on fait varier le seul élémoiiL couleur. En réalite, la vorialion de l'intensité de Fageul, physique modilie et l'élément couleur, el l'élément inicnsitc lumîn<?uâc» Nous avons déjà dît qu*on ne peut pas l'aire varier l'un de ces éléments sans modifier Tautre. — Par ces inégalités de la sensibilité diUérentielle des dilïerentes couleurs, on explique nulamment le (ait que la couleur bleue est cncoii3 reconnue à ini éclairage faible, ne permettant plus de reconnaître le rouge, par exemple que le soir on voit encore le bleu d'une fleur, alors que le coquelicot ou une orange paraissent sombres, et môme noirs, puis que dans la nuit, lorsqu^on pc voit plus aucune couleur terrestre, le ciel est encore vu en bleuâtre. A ce niénie point de vue, on explique qu à un faible éclairage un vert composé (^non spectral) bleuit et qu'un orangé (composé) tire au jaune. C'est que, sensoriellement parlant, les railialions les plus rélranjîjibles doivent prédominer dans le mélange di*s que l'éclairage diminue, et cela en vertu de la loi de WicuEïi. Si au Lontraire réclairage augmente très fort, le vert (composé) passe au jaune, et l'oranj^é au rouge. Ceci est moins bien explit[ué, a moins d*admettrc que les sensations roufçoatrejî continuent à croître avec des intensités lumineuses pour lesquelfcs les sensations bleuAtres ne croissent plus (ou ap]>rocbent de la limite ^^upérieure des intensiléi» sensorielles).

Les faits de ce genre sont généralement décrits sous le nom de phénomène de Purkinji: ^ On sait que la lumière blanche du jour parait bleuâtre sous une faible intensité et jaunâtre tjtiand le soleil est dans tout son celât. De bu dit-on, que le même paysage bien éclairé, mais

i, PiiutùN/L Rt:ilmgt\ 11, jn loy.

VU à ♦travers un verre bleu, paraît « froid », tandis qu'il paraît « chaudement et bien éclairé » si on le regarde à travers un verre jaune.

Sous la rubrique « phénomène de Purkinje » , on décrit encore des apparences visuelles qui certainement sont en partie au moins du ressort de l'adaptation rétinienne. Soient plusieurs surfaces colorées diversement, mais à peu près également claires, pour un éclairage général donné. Si on diminue l'éclairage total, les couleurs les plus réfrangibles (bleuâtres) prédominent par leur intensité ; si au contraire l'éclairage augmente, les couleurs moins réfrangibles (rouge, orangé), prédominent comme clarté.

Signalons à ce propos une série de raisonnements psyclkologiques développés parllELMiioLTz. Gomment se faitil que nous voyons aux couleurs composées en somme toujours les mômes teintes, avec les éclairements les plus divers, bien que, d'après ce qui précède, le rapport des intensités avec lesquelles les couleurs simples entrent dans le mélange, change notablement. Il me semble, dit Helmuoltz, que cela tient à ce que la lumière solaire, que nous considérons comme le blanc normal pendant le jour, subit des modifications. Dans la lumière solaire faible, dit-il, c'est l'impression du bleu qui prédomine, tandis que dans la lumière solaire intense, c'est l'impression du jaune. Et néanmoins la résultante sensorielle est toujours nommée blanciic, bien qu'à un fort éclairage elle soit rougcâtre, et bleuâtre à un faible éclairage. Une couleur composée nous paraîtrait donc blanche lorsqu'elle présente le môme aspect que la lumière solaire de même intensité. — Avec Hering, nous sommes d'avis que ce sont là des raisonnements bien spécieux, et qu'il ne faut les accepter que sous bénéfice d'inventaire. D'ailleurs, l'adaptation rétinienne paraît jouer dans la production de la plupart des phénomènes signalés ici un rôle insu flisam ment éclairci.

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Ajoutons enfin que sous le nom de sensibilité aux différences des couleurs, on a exploré et décrit des choses très diverses, et même hétérogènes. C'est ainsi que AuBERT*, Mandelstamm ^ ct d'autrcs ont recherché de combien il faut faire varier la longueur d'onde d'une couleur spectrale pour que la diflerence de teinte devienne sensible. C'est là une question qui, en un certain sens, n'est plus afférente à la loi de Weber, attendu qu'il s'agit de sensations qualitativement différentes, alors que la loi de Weber est relative aux variations d'intensité d'une seule et même sensation. — En second lieu, Aubert et d'autres auteurs (Woinow ^, etc.) se sont demandé combien d'une couleur il faut ajouter à du blanc ou à du noir pour que le mélange résultant soit manifestement coloré. — Ces recherches multiples sur les couleurs n'ont pas donné de résultats à portée bien grande.

LY. Adaptation de l'œil à des éclairages différents. — Tout le monde sait qu'en quittant un endroit peu éclairé pour aller dans un autre très clair, on est d'abord « ébloui », c'est-à-dire qu'on n'y distingue rien nettement, et qu'on a l'impression du « trop de lumière ». Cet éblouissement cesse bientôt, et on y voit mieux. Si maintenant on rentre dans l'endroit moins éclairé, on n'y distingue plus ce qu'on voyait tout à l'heure ; on a l'impression du <c trop peu de lumière'». Après un certain séjour dans celte moindre clarté, on finit par y voir de nouveau très bien.

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