INTRODUCTION
Quels que soient les perfectionnements apportés aux instruments de tous ordres, la vision demeure, pour l’aviateur, l’élément indispensable pour lire ces instruments, les contrôler ou pourvoir à leur défaillance.
La vision, chez l'Homme, s'exerce suivant des modalités fonctionnelles diverses. Elle nous assure :
1° En lumière diurne : des images précises des objets avec discernement de leurs détails et de leurs couleurs; essentiellement fournie par la partie centrale de la rétine, cette vision photopique donne aussi dans le reste du champ visuel des images moins nettes mais qui demeurent colorées.
2° En lumière nocturne : des images floues et incolores, traduisant les formes générales des objets, dont la perception et l'identification constituent le sens morphoscopique, cela jusqu’à un certain abaissement de la lumière, audessous duquel nous ne percevons plus que des lueurs informes et sommes réduits au sens lumineux.
Cette vision scotopique, qui s'exerce par la rétine périphérique, n’atteint sa pleine efficacité que si la sensibilité rétinienne a subi l’extraordinaire exaltation que lui procure un séjour suffisant à l’obscurité déterminant l’adaptation rétinienne et que fait brusquement disparaître l’exposition de l’œil à la lumière.
Ce sont les conditions d’exercice, l'évaluation et l’amélioration de cette vision scotopique, ou vision nocturne chez l’aviateur, qui constituent l’objet de la présente étude.