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sactions beaucoup plus amples que celles du chiffre des marchandises, si l’on envisage des périodes relativement
courtes.
Appelons P les prix, Mo la monnaie et T les transac-
ù ; Mori tions, la formule devient : « P Sp cest-à-dire, que
les prix varient en raison directe de la monnaie et en
raison inverse des transactions.
À la place d’une seule quantité, nous en avons deux ; les variations du niveau des prix expriment maintenant la relation entre la quantité de monnaie et le nombre de transactions. Pour que les prix s'élèvent ou baissent, il faudra faire intervenir les variations relatives de Mo et
de T, sans s’occuper de leurs variations absolues.
Nous sommes toujours dans le domaine de la théorie quantitative, mais la valeur d'usage de la fonction monétaire n’est plus considérée comme fixe. L’utilité de la monnaie augmente ou diminue avec lé nombre de transactions à effectuer ; au lieu d’avoir seulement la monnaie ,nous avons monnaie et transactions, mais il s’agit toujours exclusivement de quantités.
Déjà, un élément humain, un élément qualitatif, encore incompris mais réel cependant, intervient auprès de l'équation. Il y a un facteur psychologique dans la fièvre ou le marasme des échanges, un facteur psychologique qui n'est pas individuel, mais au contraire collectif qui est susceptible de déterminer des variations de la valeur de la monnaie dans le même sens, et d'une
certaine durée.
Du moment qu'il ne s’agit plus de quantités de mar-