‹ La Vitesse de Circulation de la Monnaie et les Variations de son Pouvoir d'Achat: Contribution à l'Étude d'une Théorie RéalisteChapitre 12 sur 59 · SR · texte numérisé non relu

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chandises, mais de transactions, d'échanges, leur volume sans cesse accru ou ralenti, devrait imprimer à l’instrument monétaire de perpétuels changements de valeur. Ët ce stade encore embryonnaire de la théorie quantitative nous conduirait à des conclusions excessives puisqu'aucun contrepoids ne permettrait d'adapter les prix aux fluctuations quotidiennes des transactions, ce qui serait contraire à l'observation des faits. Ainsi quand nous cherchons à établir une relation entre la quantité de monnaie et de marchandise comme presque tous les économistes classiques l'ont fait, il n'y a pas d'explication rationnelle de cette interdépendance.

Si nous substituons la quantité de transactions à la quantité de marchandises, on ne comprend plus pourquoi le niveau général des prix ne se modifie pas d'heure en heure, épousant dans leurs moindres modifieations, les variations d'amplitude des échanges. Il y a donc des éléments du problème dont cette formule trop simplifiée n'a pas encore tenu compte.

Pour avoir substitué la conception de transactions à celles des marchandises. pour avoir donné à T une signification active et non passive, nous avons déséquilibré notre équation. Il faut donc chercher une contrepartie tout au moins aux petites variations de T.

Il importe donc d'appliquer le même raisonnement à Mo la quantité de monnaie.

De même que les marchandises n'agissent que par les échanges et non par leur masse, la monnaie exerce son influence non par sa quantité inerle mais par sa

quantité utilisée. La monnaie qu'on n'emploie pas, qui

ne concourt pas aux transactions, peut être considérée comme n'existant pas. À la définition statique de la quantité de monnaie, il faudra substituer une définition dynamique, celle de la monnaie utilisée, ce qui a fait dire à certains économistes que le facteur monétaire agit également par son intensité.

Jusqu'ici, nous ne nous étions occupé que de l’action quantitative de la monnaie et des transactions sur les prix. Un autre élément va se révéler à l’analyse, un

élément essentiel : «la vitesse de circulation »,

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