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son étude vers la recherche d’un baromètre indicateur des dépressions cycliques qu'il crut trouver dans le rythme des paiements et des versements provenant des comptes courants des particuliers à la Banque de France. C'est en divisant le total des paiements faits sur ces comptes par leur solde moyen qu'il arrivait à calculer la vitesse de circulation de la monnaie.
Nous ne nous demanderons pas ici si cette méthode d'investigation était la bonne et si des Essars avait bien trouvé un baromètre infaillible permettant des prévisions certaines ; avant de se servir d’un RE il faut connaître sa véritable nature, et moins bien inspiré sur ce point que Cantillon, des Essars à négligé l'étude de la vitesse de circulation en elle-même.
Une fois de plus les considérations du moment, le but utilitaire immédiat, ont fait perdre de vue qu’il fallait avant tout définir le rôle exact de l'instrument des échanges en dehors de préoccupations d'actualité. N fallait attendre les travaux de l'Ecole Américaine pour mettre un peu d'ordre dans cette partie de la science économique et aboutir à une présentation claire des données du problème monétaire.
Restons encore dans l'hypothèse simple d'une monnaie métallique suffisant à tous les besoins. Les facteurs déterminant des prix, Cantillon les a analysés. Ce sont ja vitesse et les échanges, ce qu’il appelle le train de vie.
Un siècle et demi plus tard, Irving Fisher les a mis
en équation, soit
AL a
M la monnaie | V la vitesse des paiements P les prix
T les transactions.
On a MV = PT MV PT
ou PL TT 'OULVEE= N
C'est à tort que l’on a pu considérer cette formule comine une démonstration de la théorie quantitative, car il y a là une égalité de fait indépendante de toute interprétation. Pour la première fois, on y tient compte de V mais on peut discuter sur sa fonction, sur son influence.
M. Aftalion et le professeur Mitchell ont fait des réserves sur l'exactitude absolue de l'équation de l'échange. En effet, il y a souvent un certain décalage entre le. moment où le prix est fixé et celui où le paiement est effectué. Dans le cas où le prix aurait une tendance à la baisse P diminuera avant MV parce que l'on sera obligé de payer les marchandises achetées aux anciens prix. Il en sera de même si la livraison a lieu avant le paiement et si les transactions viennent à se raréfier, on continuera à faire de gros paiements pour des ventes passées. Il faut faire abstraction de ce décalage pour trouver une concordance entre les deux parties de l'équation, qui exprime l'égalité entre le total des sommes payées et le prix global des marchandises ou services échangés. Nous n'insisterons pas sur les difficultés techniques de la véri-
fication statistique qui paraît presque impossible.
CA de
La discussion porte maintenant sur des bases précises et déterminées. Il s’agit de savoir si la théorie quantitative peut survivre à l’apparition d’un élément nouveau V négligé jusqu'alors ou si l'existence même de ce facteur lui enlève toute valeur scientifique. M. Aftalion en a dégagé les deux aspects qu'elle prend dans le cadre de l'équation de l'échange, les a critiquées successivement. Nous reproduirons sur ces points, l'argumentation de l’éminent professeur, en résumant ses principales objections, tirées de l’observation des faits, qui nous paraissent décisives.
Irving Fischer a tenté de rajeunir la théorie quanti- ‘tative en tenant compte de V et l’a fait dans son livre, le Pouvoir d'achat de la monnaie, sous deux formes d'’ailleurs contradictoires.
Dans une première interprétation, il s'est borné à éliminer l'élément encombrant V, après l'avoir mis en évidence.
On peut, d’après lui, tenir pour négligeables les variations de V, parce que, sauf accidents transitoires, la vitesse de circulation est à peu près constante, chacun conservant par devers lui, une somme à peu près proportionnile aux paiements à faire. Ainsi V resterait presque sans action sur les variations de prix. Il n'y aurait d'exception qu'aux époques saisonnières des récoltes entraînant de plus gros paiements. Le facteur fondamental des prix, si l’on fait abstraction de T, serait donc toujours M comme les anciens économistes l'avaient soutenu. M. Aftalion a critiqué cette manière de voir en faisant observer que le conservatisme des hommes pour