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même que celui d’une chose quelconque qui pourrait. se négocier contre une quantité d'argent équivalente. C'est'done avec la valeur des produits transformés rnomentanément en espèces que chacun achète, que tout le monde achète les choses nécessaires à l’existence (tj. Par l’universalité de ses usages, par l'importance qu'on attache à sa possession, la monnaie tehd à devenir l’objet des obligations et un grand nombre de contrats s'exécutent au moyen d'une prestation en numéraire. A'ce sujet une question se pose: L'expression’ valeur de la monnaie doit-elle s'entendre de là valeur nominale, de la valeur métallique ou de la valeur courante de la somme
exprimée dans un acte nat (2). De 3x
On peut en distinguer trois notions de la valeur de la monnaie : Valeur nominale, valeur métallique, valeur
courante.
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La valeur nominale est celle qu on doit attribuer à “+ |
chaque unité monétaire d’ après la volonté de son auteur.
L'autorité publique s'est Penser arrogé le droit
d’octroyer à la monnaie une valeur fictive et de donner
le pouvoir libératoire à des unités conventionnelles, mais
il n’a jamais réussi à l’imposer dans les échanges au
(x) Jean-Baptiste Say, Economie Politique, livre I, page 150. L'au. teur dans sa théorie des débouchés soutient que l’on achète toujours des produits avec des produits. Ne peut-on pas säns admettre toutes les conséquences de son raisonnement, considérer comme une vérité
évidente cette conception de l'utilité de la monnaie.
,{2) Savigny, Le droit des obligations, Paris 1863, tome II, pages 47 et suivantes.
a es comptant, les transactions entre particuliers se réglant de gré à gré.
La valeur métallique est celle qu'il faut assigner à chaque unité monétaire en raison du poids d'argent qu’elle renferme ou représente.
C'est celle que nous désignons aujourd’hui sous le nom de valeur or. Elle est généralement plus stable que la précédente. Elle paraît fixe parce qu'elle représente un nombre fixe de grammes de métal. En réalité, elle ne l’est pas parce qu’elle peut représenter dans le temps une quantité variable de marchandises et de services.
La valeur courante est celle qu'a effectivement, à un moment donné, une certaine espèce de monnaie. Plus simplement, on peut dire que c’est son pouvoir d'achat. Parlant du dollar, Irving Fisher écrit : « le dollar, c’est ce que le dollar achète ». Il n’y a aucun lien nécessaire entre une unité de poids et une unité de valeur. Dans notre étude nous ne nous intéresserons qu'à la valeur courante dont les seules variations déterminent le niveau des prix.
Très vite, en raison dé la faculté qu'elle conférait de se procurer n'importe quel objet, la monnaie est devenué le symbole d’une certaine conception artificielle de la richesse et s'est vue considérée comme la commune mesure de toutes les valeurs. On a pu d’une façon abstraite l'utiliser pour convertir les produits les plus divers en pures quantités. bien qu’elle n'ait cessé de prendre place à côté des autres valeurs échangeables produisant les mêmes droits et effets que celles-ci.
Certes, comparer des choses de valeur différentes à
qe
des fractions d’une autre ce n’est qu’évaluer les rapports de leurs valeurs, et la même propriété se rencontrerait dans toute marchandise divisible qui ne serait pas la monnaie, mais le fait seul qu'on l’emploie généralement pour cette appréciation, suffit à lui donner une caractère tout-à-fait particulier. Tout devient monnaie parmi les biens qui. nous entourent. Cette maison vaudra vingt mille francs, cette autre deux cent mille, tandis que ce meuble ne sera estimé que cinq cents. Une multitude de services productifs se balanceront entre eux et on évaluera même la valeur en argent du talent d'un artiste, d'une vie humaine, d’un préjudice moral ; on supputera celles de biens futurs, on calculera le prix de choses qui ne sont pas dans la circulation et qui n'y seront peut-être jamais et tout ce qui peut être fabriqué, déterminé ou même imaginé sera susceptible d’ être classé dans l'échelle des prix.
De tant d'objets divers, il en est qui demeureront peut-être des siècles sans changer de propriétaires, d’ autres sont imprescriptibles, d’autres inaliénables, peu importe. On leur attribuera au moins une valeur estimative et ils ne manqueront pas de figurer dans quelque inventaire des fortunes avec en regard l'indication d' une somme d'argent. $ | Parmi tant de richesses | variées, comment déterminer la quantité de monnaie effective suffisante qui circulant de proche en proche soit capable de les métamorphoser toutes au moins un instant en espèces à un certain prix afin de leur permettre de changer de main. Comment
se > faire . -une idée. de la relation nécessaire ou même de