I.A VOCATIO.V AU MARI.iîiP
2a6 LA TOCATIO?! AU MARIAGE
En règle générale, il est difficile d'admettre que, à la date où le Code civil leiH^ permet de se marier, elles soient capables de comprendre et de remplir les devoirs de ce nouvel état, d'en supporter sans danger et sans inconvénient les charges si lourdes. Leur caractère n'est pas formé, leurs épaules manquent de force pour les pesants fardeaux ; leur formation physique et morale loin d'avoir atteint son développement normal n'est qu'à peine ébauchée. Joyeuses, ne sachant rien ou presque rien de ce qui les attend, elles s'en vont à l'autel avec l'insouciance de leur Age (i). Quand elles entrent à l'Eglise, avec
(2) « Il arrive beaucoup trop fréquemment que dej jeunes gens et des jeunes filles sont eaga;^é9dans le maringe sans que personne ait pris soin de les instruire au sujet des devoirs délicatâ qu'ils auront à remplir N'est-il pas encore des maisons dans lesquelles le seul mot de « mariage» sonne à l'égal d'un blasphème, où les maîtres et les maîtresses évitent avec un soin jaloux toute allusion à une forme de vie que Jésus-Christ sanctifie par un de ses sacrements ci où l'on prépare la jeune.se à toutes les carrières, sauf à la principale, à celle qui s'.mposera, par la volonté même du Créateur, à la majeure partie de ceu\ et de celles dont ces maîtrei et ces maîtresses ont pris l'éducation aous leur responsabilité?... Les inconvénients de ce silence sont de deux sortes. Déjeunes fiancés arrivent au mariage sans rien savoir et, par conséquent, absolument désemparés en face des devoirs multiples que va leur imposer la vie en commun. Ce cas est relativement rare. Bien phi^ f.'-équeniment, jeunes gens ou jeunes filles, aiguillonnés par une curiosité naturelle, ont voulu se renseigner. Réduits à leurs seuls moyens et obligés de soustraire leurs conversations ou leurs lectures à une surveillance éiroite, ils ont acquis en conlrebr»nde des connaissances malsaines, inconijilètes, dangereuses, parce qu'elles leur arrivaient sous forme de fruit déf udu, au lieu de leur être fournies, au moment opportun et avec les préca > tioaa nécessaires, par un enseignement autorisé et compétent 0
(H. Leièt-é. lir.'u'e dit Clcij^c frii:if<iis,t. XXX. .Arl. /.a Confc-sioii des f,i'.:iis :it!it .'••■