UN CATHOLIQUE OU PEKSO.\.\E
n est un mot qui fait partie de tous les serments d'amour, c'est celui que dans la sincérité de leurs âmes se murmurent les fiancés lorsqu'ils se donnent l'un à l'autre : toujours. Sans lui, toutes les protestations d'affection semblent mensongères. On s'aime non pas pour un jour, non pas seulement pour le temps, mais pour l'éternité. Or pour cela, il faut croire à la persistance de l'amour par delà la mort. Est-ce possible à un homme qui après cette vie ne voit que le néant, prêt à tout engloutir, sa personne et ses œuvres, sa fenmie et ses enfants ? Il sera fidèle jusqu'à la mort, c'est possible. Triais après, c'est le brisement, la séparation pour toujours. Ht cette femme qui croit en une vie nouvelle, brillante et douce pour les justes, terrible pour les impies, pourrait-elle ne pas sentir son âme angoissée, en pensant que durant toute l'éternité, elle sera séparée de celui qu'elle voulait aimer sans lin ; qu'elle sera heureuse, alors que lui sera malheureux. Une âme chrétienne ne peut pas rester indifférente devant la perspective de ce divorce éternel. Et cela suffit pour assombrir toute une vie.
Aussi faut-il dire aux jeunes filles qui mendient au mariage un peu de ce bonheur vers lequel leur être tout entier est tendu, de ne choisir qu'un jeune homme qui au point de vue religieux leur donne de sérieuses garanties. Entre plusieurs prétendants qui vous sont offerts, n'hésitez pas et optez pour celui qui n'a jamais cessé de pratiquer sa
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religion ou pour un qui y est revenii depiiis lohgtemps.
C'est avant le marir.ge qu'il faut traiter cette question primordiale. Une jeune fille a alors une grande chance de réussir, si elle dit carrément à ses parents et à son prétendant : « Je suis catholique et j'entends le reter, aussi c'est à prendre ou à laisser je ne donne ma main qu'à un pratiquant, à un jeune homme qui non seulement me laissera sur ce point toute ma liberté mais qui priera avec moi et avec qui je pourrai nf approcher des sacrements. «
Un catholique fervent sera heureux d'une telle déclaration et il vous en aimera davantage. Un homme honnête et loyal s'inclinera devant une volonté si nettement manifestée. »S'il croit n'être pas le catholique que vous désirez il s'éloignera, des regrets plein le cœur, ou bien la grâce de Dieu aidant, votre franchise et son amour pour vous triompheront de ses hésitations, et par une couver-' sion sincère, il reviendra au Dieu qu'il n'aurait jamais dû cesser d'aimer.
D'autres vous donneront de belles paroles. ]Méfiez-vous. A ce moment-là elles ne coûtent rien. Que ne ferait-on pas pour avoir votre main. On sait vos sentiments et durant quelques mois on s'astreindra à jouer la comédie. O.i vous promettra de vous accompagner à l'église, d'être pleinement celui que vous '.lésirez. Et pour vous le prouver, cet homme qui hier encore blaspliéinait et se moquait