‹ La vocation au mariageChapitre 32 sur 49 · I COR · texte numérisé non relu

I COR

3ra LA VOCATION AU MARIAGE

épouses, comme Jésus-Christ a aimé son Eglise. » Or si Jésus-Christ a eu pour son Eglise un amour si grand et si étendu, ce n'est point assurément pour son propre avantage, mais uniquement pour le bien de son épouse.

Le troisième bien du mariage, c'est le Sacrement, c'est-à-dire, le lien indissoluble qui unit les époux. Ainsi que nous le lisons dans l'Apôtre (i): « Le Seigneur a ordonné à l'épouse de ne point se séparer de son époux ; ou si elle vient à s'en séparer, de rester sans mari ou de se réconcilier avec le premier ; et au mari de ne point renvoyer son épouse. » En effet, si le mariage en tant que Sacrement représente l'union de Jésus-Christ avec son Eglise, n'est-il pas nécessaire que comme Jésus-Christ n'abandonne jamais son Eglise, l'épouse ne puisse jamais non plus être séparée de son époux, au point de vue du lien conjugal.

Mais pour conserver plus aisément la paix dans cette sainte société, il y aura lieu de faire connaître les devoirs du mari et de la femme, tels qu'ils nous ont été transmis par saint Paul et par saint Pierre, le prince des Apôtres.

(l) EPH. 5. 25.

Devoirs réciproques des Epoux.

Le premier devoir du mari est de traiter sa femme avec douceur et d'une manière honorable. Il doit se souvenir qu'Adam appela Eve sa compagne, quand il dit (i) : « La femme que vous m'avez donnée pour compagne. » C'est pour cette raison, disent quelques saints Pères, que la femme ne fut pas tirée des pieds de l'homme, mais de son côté : comme aussi elle ne fut point tirée de sa tête, afin qu'elle comprît bien qu'elle ne devait point dominer son mari, mais plutôt lui être soumise.

En second lieu, il convient que le mari soit occupé à quelque travail honnête, tant pour fournir à sa famille ce qui est nécessaire à son entretien, que pour ne point languir dans une molle oisiveté, source de tous les vices.

Enfin il doit régler sa famille, corriger et former les mœurs de tous ceux qui la composent, et contenir chacun dans son devoir.

Quant à la femme, voici quelles sont ses obligations, d'après l'Apôtre saint Pierre (2) : « Que les

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