‹ La vocation au mariageChapitre 33 sur 49 · I PETR. 3. I · texte numérisé non relu

I PETR. 3. I

3l4 LA VOCATION AU MARIAGE

femmes soient soumises à leur mari, afin que, s'il en 5st qui ne croient point à la parole, ils soient gagnés, sans la parole, par la bonne vie de leurs femmes, lorsqu'ils considéreront la pureté de vos mœurs unie au respect que vous avez pour eux. Ne vous parez pas au dehors par l'art de votre chevelure, par les ornements d'or ni par la beauté des vêtements ; mais ornez l'homme invisible caché dans le cœur, par la pureté incorruptible d'îin esprit de ' douceur et de paix : ce qui est un riche ornement aux yeux de Dieu. Car c'est ainsi que se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, et qui obéissaient à leurs maris. Telle était Sara qui obéissait à Abraham qu'elle appelait son Seigneur. »

Un autre devoir essentiel des femmes c'est l'éducation religieuse des enfants, et le soin assidu des choses domestiques. Elles aimeront aussi à rester chez elles, à moins que la nécessité ne les oblige à sortir, et môme alors elles devront avoir l'autorisation de leurs maris.

Enfin — et ceci est le point capital dans le mariage — elles se souviendront que, selon Dieu, elles ne doivent ni aimer ni estimer personne plus que leurs maris, et qu'elles sont obligées, en tout ce qui n'est point contraire à la piété chrétienne, de leur être soumises et de leur obéir avec joie et empressement.

Des Formalités du Mariage.

Comme complément naturel des explications qui précèdent, les pasteurs auront à faire connaître les formalités que l'on doit observer en contractant mariage. Mais il ne faut pas s'attendre que nous parlions ici de ces règles, car le Concile de Trente les a déterminées en détail et avec ta plus grande exactitude, au moins dans leurs points principaux. Et les pasteurs ne peuvent ignorer ce qu'il a prescrit à cet égard. Il suffit donc de les avertir en ce moment qu'ils doivent s'appliquer à étudier la doctrine du saint Concile sur cette matière, et puis de l'exposer aux fidèles avec le soin qu'elle mérite.

Et pour empêcher les jeunes gens et les jeunes filles — qui réfléchissent si peu — de se laisser tromper par une fausse apparence de mariage, et d'ériger en alliance des relations qui ne seraient pas légitimes, ils ne se lasseront point de répéter qu'il ne peut y avoir de légitime et véritable mariage que

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celui qui est contracté en présence du propre curé, ou d'un autre prêtre délégué par lui, ou par l'ordi naire, et devant un certain nombre de témoins.

Il ne faut pas oublier non plus les empêchements du mariage. C'est vm sujet qui a été traité avec tant de soins par la plupart des docteurs les plus savants, (qui ont écrit sur les vices et sur les vertus), que chacun pourra aisément se servir ici de ce qu'ils ont laissé sur ce point, d'autant plus que leurs livres doivent rester entre les mains des pasteurs. Ils les liront donc avec la même attention sérieuse que les décrets du Concile de Trente sur les empêchements qui naissent de la parenté spirituelle, ou de l'honnêteté publique, ou de l'adultère, pour pouvoir en instruire ensuite les fidèles.

D'après ce que nous venons de dire, il est facile de voir dans quelles dispositions il faut être pour s'engager dans le mariage. Les fidèles doivent se rappeler que cette union n'est point une chose purement humaine. Non, le mariage est une alliance toute diviîie qui exige une grande pureté de cœur, et une piété toute particulière. C'est ce que nous montrent clairement les exemples des patriarches de l'ancienne loi. Car, bien que leurs mariages ne fussent point élevés à la dignité de Sacrement, cependant ils ne les célébraient qu'avec une religion profonde et une pureté parfaite.

H faut encore, entr'autres recommandations, exhorter les fils de famille à témoigner à leurs pa-

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