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ST EN it a à
| porains et incon- 5 "nes, témoin, le dats improvisés. sainte, en faisant briller, d’abord au milieu des ténèbres du paganisarmée de 7,000 me, ensuite au milieu des lucurs trompeuses de l’hérésie, le flambeau éclari de hé tant de la Vérité. —Elle doit être done, spécialement pour l'Amérique du {1 0, NÉTOS cou- Nord, un foyer toujours ardent de charité, de zèle et d’apostolat ; un asls donc laissé tre bienfaisant, dont la céleste influence, vivifiant ces contrées ussises à e leurs aïeux ? l’ombre de la mort, y fera germer les plus sublimes vertus ; elle sera donc, ue le feu de la dans la mesure que permet la faiblesse humaine, le type d’une colonie é autre{ois, en. chrétienne, la atilateiton extérieure et comme l’incarnation de lesprit \ qui anime invisiblement l'Eglise ; pour tout dire en un mot, UNE ciTÉ gl revê. CATHOLIQUE MODÈLE. Vocation sublime, et unique dans les fastes de Aations as. 4 l’histoire !
colère, quand : Aussitôt que Ville-Marie commença à prendre place parmi les cités, née de Marie, î les peuples qui Penvironnaient devinèrent par une sorte d’instinct, ue d’amour, | ses destinées providentielles, et la considérèrent toujours depuis lors Éip Laisse i comme le boulevard et le centre du catholicisme dans le Nouveau-Monde. nner sur H Une ancedote bien connue de plusieurs de ceux qui m’écoutent, va nous A if carna- fournir un exemple frappant de l’idée qu’on se forme de Montréal aux écessité 1 Etats-Unis.
Es homines, Il y a un demi-siècle environ, vivait dans le fond de la Virginie, un : de les eg: homme doué d’un esprit droit et d’un cœur simple et pur, mais élevé dans Cureux. .., : les préjugés de Perreur. Brûlant de zèle pour la propagation des doctrines halssance, î qu’il chérissait comme des vérités célestes, il prend la résolution de tracéleste et | vailler à la conversion de tous les catholiques de l’Amériqne Septentrionale, î De quel côté va-t-il diriger ses premiers coups ? voulant frapper tout d’a-
aître enfin 1eu même ‘ent-ils, de n’a point
bord le catholicisme au cœur, il vient droit à Montréal.....,. Mais là, Dieu l’attendait ; touché de la sincérité de son cœur, il lui ouvre les yeux, il en fait non seulement un fervent catholique, mais un saint prêtre, et enfin un martyr de la charité ; ceux qui Pont connu se souviennent encore
(Vie de avec attendrissement de M. John Jackson Richard, mort du typhus en 1847. (1) RusuGe Oui, je le répète, l'Amérique a les yeux fixés sur nous ; et lorsque le teligion retour de la belle saison inonde nos rues et nos places d’un flot incessant
a Re ia dau
de visiteurs, pensez-vous que ces étrangers viennent uniquement pour admirer la majesté de nos édifices publics, l’élégance de nos maisons, les
l’en 1692,
ttaque des environs enchanteurs de notre cité, la douceur et Paménité de nos mœurs ? AT Un trait Oh ! non ; leurs regards scrutateurs s’eflorcent de plonger plus avant : en fier faite venant visiter la petite Rome de l'Amérique du Nord, comme ils Pappellent,
HR ils se proposent d'étudier de près et de leurs propres yeux cette Religion
Tarrieu attirer
Catholique qu’on leur a dépcinte sous des couleurs plus ou moins sombres et bizarres. Pendant leur séjour au milieu de nous, c’est là le principal
br objet de leurs observations et de leurs recherches ; puis, au moment du es aussi départ, recueillant leurs impressions et leurs souvenirs, ils se croient en
état de porter un jugemeut en connaissance de cause sur le Catholicisme, On qui dont pour eux Montréal est un échantillon suffisant, un type parfait. Et, | on ne râces à Dieu, scuvent dépouillant les vieux préjugés dont on nourrit uteurs feu enfance, ils emportent dans leur cœur des germes de conversion, ou
(1) Ce fut dansla maison attenante au Cabinet de Lecture, que M. Richard précha en arrivant à Montréal. Cette maison sorvait alors de Temple protestant.
Montrés L
ces COMparaisons dé
illustres cités de dérobe
Puisque toutes deux
du moins un fonds d'estime Pour cette ils IMéprisaient unique. IGN parcequ’ijs ne Ja Cobnuissaient pas,
Ontréal doit être d Dieu manif Ste pur les SUasion pro identielle di Que Carthage. la » Prenne done Opulence ef Commerce / Que l'antique Rone, la sur ses drapeaux : Politique el victoire ? Que | et frivole Athènes SE Couronne des lauriers de éloquence et des beaux-urts ! Ville-Marie, la cité catholique, Laura Point d'autre devise que celle de l'Eglise de d,-C,, dont elle ext le chef laœuvie et la fille bien-ninée : devise que les hommes d'auriient Jamais “OUpÇonnée, sj un Dieu n'était venu lapporter à la terre, devise que ‘St, Paul résine en ces deux Mots: L'or y Cuariré, l'ides que PC Charitatem OpPeralur !
4 dinirons, MM, avec Une noble of sa
Vi le-Marie, Hotte mére ! Sy gloire rejuilli Ses enfants : bien de fanille, dont Chacun de BOUS peut et doit Prendre sa Pit Mais ppelonsnous AUSSI qu'une grande VOCation ne dans Jos desseins de
icu, qu'une Obligation à lire de gp CCS, etque plus elle est nb; ue, plus aussi Les CVoirs qu'elle ji se graves et onéreux, Malbeur AUX individus e AUX peuples, qui, chargé Br une Mission iportante pour Je bien du ge | Par orgueil où la UEglirent Par lâcheré 1 )i éanderont un Compte rigoureux !
: telle est
sa Vocation, que ses dignes londate
rs, © pur Ja per-
Pour sa devise :
Leité Conquérante, inscrive
a céleste Vocation de
‘+ Licuet Les bon
Ville-Marie P'a-t-elle toujours Mäintenue à la hauteur de Sä Vocation ? compli les Süblimes Obligations ?pP
ürement historic ue, nous ullons läpidement ses P ue, ] NOUS astreindye à l’ordre chronologique, récuei sous deux on
Ilint Gà et trois Pribeipaux chefs les CVEnements hous fournir des données,
pas à craindre ce terrible aDathième » s’est-elle CR at-elle loujours ne.
Ur résoudre Cette seconde question Parcourir üales, sans
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Clés Cdtädiennes, embre, qu'afn de faire mie
À Dieu ne Plaise Polriant, que € pinacle, en dépréciant justement se
anges de notre Cellesci ne Paraissent UX ressortir éclat dont brille Je veuille élever notre Cité sur S nobles rivales, et Surtout celle qui se glorifie d’être sn °ŒUr aînée et ga Métropole Ceclésiastique ! Mais licates e Épinenses SONT tout-à fait en dehors du cadre gue je me suis tracé. Sen ement ji] me semble que chacune de ces deux i CSt assez riche en nobles Souvenirs, sans qu'elle ait besoin r la gloire de sa ailleurs, faire Je Panégyrique de i-ce pas rehausser dans la méme Proportion honneur de l’autre, Ont pu se Partager l'opinion publi balance en équilibre »
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Ville-Marie, dans les diverses périodes de son existence, a-t-:Île correspondu fidèlement à sa vocation divine ?
Avant tout, faisons la part de la fragilité hnmaine, et ne soyons pas lus sévères et plus exigeants envers une colonie chrétienne en partieu- Lier, qu'envers l'Eglise de J.-C. toute entière. Le divin Sauveur permet que l’hornme ennemi vienne dans son champ semer livraie au milieu du bon grain : il souffre que dans son corps mystique il y ait des membres morts et gangrénés ; et cependant qui oserait dire que son Eglise n’est pas pure et sainte ? De même aussi, tonte proportion gardée, malgré les désordres partiels, qui ont aflligé et qui aflligent encore Ville-Marie, je ne crains pas d'être aceusé d’exagération en assurant qu'elle fut toujours depuis deux siècles et qu'elle est encore aujourd'hui à la hauteur de ses glorienses destinées, et que maintenant, aussi bien qu'aux beaux jours de son enfance, elle peut se proclamer une cité de foi et de charité, une cité catholique,
lo. Montréal, Cilé de foi.—Certes nos aïeux étaient des hommes d’une foi sincère et profonde ; vous savez avec quelle ardeur de zèle ils vinrent annoncer cette foi céleste à des hordes inhospitalières, et la fécondèrent de leurs sueurs et de leur sang. De même que la flamme jaillit d’un brasier ardent, de même aussi le zèle apostolique ne peut jaillir que d'un cœur animé de convictions vives et brûlantes.
Aussi bientôt Dieu leur procura une bien douce récompense ; attirés par les exemples édifiints des colons, les féroces enfants des forêts renongant à leur vie vagaboude, viurent en grand nombre demander le baptême et élever leurs cabanes dans l’enceinte du Fort de la Montagne (1), Parmi eux on distingna surtout le vieux François Thoronhiongo, et sa petite-fille, la douce et modeste Thérèse Gannensagouas, qui firent l’admiration des plus fervents colons par lhéroïsme et la simplicité de leurs vertus (2).
Toutefois cette moisson naissante ne suflisait pas au zèle infatigable des missionnaires ; remontant les grands fleuves, ils allèrent fonder au cœur même de la barbarie, des villages chrétiens, comparables pour linnocence et la pureté des mœurs, aux illustres Réductions du Paraguay ; (3) et jusqu’à nos jours, on a vu chaque hiver des prêtres zélës quitter Montréal pour porter, au milieu des glaces et des tourbillons de neige, les secours de la Religion aux sauvages dispersés dans leurs terrains de chasse.
(1) Le village des Sauvages de la Montagne fondé vers l'an 1676, fut consumé par les flammes en 1694 : pris la mission fut trans'érée d'abord au Sault-au-Récollet en 1700, et en 1720, au Luce des Deux-Montaynes où elle subsiste encore aujourd hi.
(2) On voit encore le tombeau de ces deux saints personnages daus une des tours de l’ancien Fort de la Montagne, laquelle a été transformée en chapelle en 1824 par M. Roux, Supérieur du Sérminaire, Leur touchaute histoire est racontée en détail dans la Vie de la Sœur Bourgeoys 1. 1, p. 293-301.
(3) Ces villages chrétiens furent, 10. Æenté. (ou Quinté) sur les bords du Lac Ontario, fondé en 1608 par deux prêtres de St. Sulpice, MAL. Ciaude Trouvé et François de Salignac abbé de Fénélou, qu'on a confondu à tort avec l'illustre archevêque c'e Cambray son frère de père ; 20. la mission de Z'Zs/e aux Tüourtes, établie d'abord à la baie d’Urfé, sur la paroisse de la Pointe-Claire ; 30. {a Présentation, fondée vers le milieu du XVIII siècle par l'abbé Picquet, et qui s’éteignit bientôt au milieu des troubles de la conquête.
Au jourd’hui ce foyerdq ‘apostolat, loin de S’éteindre OU Même de S’a fai. blir, a trouvé un AOUve] alime à Voyez Le Vaste édifice Qui vient
1 de c« vierges Ciétiennes font admirer et bénir je nom de Tontréa] dans loute u 8
Co Naires à Conduit les ignes filles de ] Providence (3). Telle, au temps
a Moisson, une Plante richement Charoée de Semences bienfaisantes tantôt les laisse OUCement tomber à Ses pieds et Voil avec org
(1) La Première pierre di; Séminaire de Théologie füt posée solenne! ‘ement Je g Septembre 1854, et il à été ouvert AUX jeunes “eclésiastiques, le mé 1857,
9 Te-Dame , de
(2 S2$ qui eMmplacérent en 1747 Jes Frères Hospitaliers de St, Toseph, fondés
en 1699 5 d rovilence ‘D 1898, de Ja Miséricorde én ] S48, 7 es Ins.
titutions religieuses qu'elle à adoptées sont Principalement : les Hospitatioye, de
t. Josrph, Vénues de la Flèche en 1659, celles dn Bon Pasteur venues d°A nge et 1
(2) Montréa] 2 été le berceau de la Consrégation Notr Sœurs-Gys
À a a la Ontréal, les Sœurs dites Longues ( 1843), ot les Religienses de Ste. Anne à laudreui] (1848), Our de plus amples enseignements On peut Consulter l'ouvrage intitulé : les Servantes de Diey En Canada M Ontréal, 1855,
(3) Les SŒurs de l'Hôtel.Diey ont un Maison à Kingston, les Sœurs-Grise s ont établi des Colonies à Sandwich, à Toledo, à la Rivière-Roug ; les Sœurs de Ja Con- 8régation Possédent un établissement à Arichat, dans Ja Nouvelle-Ecoge el se Préparent
en fonder un autre dans lle du Prince Edouard S y a deg Sœurs de Ja Providence urlington, Vt., dans l’Orégon et dans Je Chili,
4 Propagation de cs a Ondamment fiices héro* famille à Ville ’Hlaires, qui re- 'S Consoler le nfants dans nos
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C) au temps enfaisantes Orgueil de Ée les con- TOVidence ré, et dont
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de l’année
1653, des h, fondés 1 €S Ins.
lières de ngers en Olonie de nne à Ouvrage
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simple, naïve et éclairée, qu’il a tonjours défendue avec tant de bon sens et d’énergie ? Au temps de la conquête, Montréal aussi bien que tout le reste du Canada dut frémir en pensant à l’avenir du Catholicisme dans ces contrées ; mais le peuple Canadien garda une attitude si calme et si ferme, qu’il déconcerta les projets d’une politique anti-catholique ; et ainsi, sans insurrection et sans violence, il assura sur des bases solides sa nationalité et sa foi,
Cependant dès lors, afin de contrebalancer l'immigration protestante qui menaçait Ville-Marie d’un envahissement insensible, la Providence fit venir par nombreux essaims sur nos bords les enfants de la verte Irlande, persécutés dans leur patrie pour leur attachement invincible à la Religion de leurs aïeux. Eh ! quel asile plus convenable pour des confesseurs de la foi que l’enceinte de la Cité Catholique ?—Aussi Ville-Marie les reçut avec une tendre et maternelle charité, soulagea leur extrême indigence, et lorsqu'une épidémie crucile les emportait par centaines, elle ne craignit pas d'exposer à la mort ses propres enfants, en leur permettant de voler au secours des infortunés émigrants (1). En récompense elle trouva en eux de zélés auxiliaires, aguerris par une lutte de trois siècles contre les violences et les pièges Ge lerreur. Bien que différents de nous par l’origine, les mœurs et le language, ils sont vivifiés du même esprit et de la même sève catholique qui anime le peuple Canadien ; comme nous, ils sont les enfants respectueux et les défenseurs dévoués de notre mère commune, l'Eglise de J.-C. Nous avons tous ensemble une cause sacrée à soutenir ; n'oublions pas que l’union fait la force, et que sans la concorde le succès est impossible : Concordid salus ; telle est l’heureuse devise donné à Montréal par son premier Maire.
Ainsi, bien que maintenant Montréal compte dans son sein un grand nombre de dissidents fractionnés en plusieurs sectes diverses, elle est encore une Cité Catholique. Et ne vous semble-t-il pas que ces temples à étroites dimensions, que le schisme et l’hérésie ont multipliés avec profusion dans tous nos quartiers, ne sont là que pour faire contraste et pour rendre hommage à notre grande Eglise, dont les tours majestueuses fixent de loin le ÿremier regard du voyageur, et couvrent de leur ombre protectrice la vaste cité qui s’agite et murmure à leurs pieds ? Quel imposant spectacle que de voir cette immense Eglise, dans un jour de solemnité religieuse lorsque sa large nef et son double rang de galeries suffisent à peine pour contenir les milliers de fidèles qui s’y pressent.
Ce Temple anguste est aussi le centre et le cœur de nos grandes solennités nationales ;—car le Montréaliste, unissant et confondant pour ainsi dire dans un commun amour sa Religion et sa Patrie, ne s’imagine pas qu’on puisse célébrer une fête patriotique, sans que l’Eglise la consacre et la sanctifie par sa présence et ses célestes bénédictions. Oh! que Ville-Marie est belle «un jour de la St. Jean-Baptiste, lorsque la Procession Nationale, après avoir déployé dans nos rues et nos places publiques sa marche triomphante, vient enfin respectueusement dans l’Enceinte
(1) On peut voir la relation de ce terrible fléau, et des sublimes dévouements dont il fut l’occasion, dans l’ouvrage indiqué ci-dessns : les Servantes de Dieu en Canada, p. 135 et suivantes.
les Membres les plus distingués de la ragistrature, AU barreau et de Pé.
en leur Propre nom €t au nom de leurs Do UCitoyens. la SInCérité de leur ; ,
ieu ; mais lorsquaprès un long séjour dans les Pays où l'indifférence
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bouros Jusqu'au dégré le plus élevé de l'échelle Sociale, demeure toujours attaché par la COnviction Ja plus Profonde et les aflections les plus intimes
à la croy la Pratique de cette Foi, qui depuis deux siècles à tou- Jours fait Sa gloire et SON bonheur.
CTMettez-moi d idiquer € Passant réflexio frappante. Des AMateurs le pa doxes Soutiennent Parlois, Comme un aXi0me IMcontes table, que Je » tholicis l'ennemi; des lumières que Ja foi et Ja SClence SOnt aussi ; Mpatibles que la nuit e le jour. Cette aSscrtion Mensonge T6, tant de fi: ‘futé Par Phistoire de tous Jes siècles, r Çoit ici Surtout Un démenti éclatant. Ntréal] me cité q CL3 Cest vide ti et ce ie qui pour it dire u’c]] Ut jamais Une cité de ténèbres t d’igno ranc
Bien différente des autres colonies, Qui, pour ordinaire, à leur naissan. ce, toutes Préoceupées des intérêts Matériels, ne Peuvent guère S’Occuper , ; ae
CUrgeoys, Vénue toute exprès de France, lorsqu’à Peine on à Vait un ou deux enfants à U1 confier (1) 1 faut lentendre elle-même laConter dans ses tMoires avec quels {ransports de joie elle aCCueillit Ja Premiére écoliè.
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re dont elle put prendre soin, et qui fut comme les prémices de ces nombreuses écoles répandues aujourd” hui dans tous nos faubourgs, où des milliers d’enfants reçoivent gratuitement une éducation solide et vertueuse . Quant à l’éducation secondaire qu’il me suflise de nommer ces deux Collèges, où des maîtres dévouts rivalisent de zèle pour former esprit et le cœur de cette brillante
jeunesse, doux espoir de la patrie ; —et cette Ecole Normale, où, sous une
direction sage et éclairée, se forment à la science et à la vertu ceux qui bientôt seront les coopérateurs des parents et des pasteurs dans lPœuvre si éminente de Péducation de Penfance ;—et ce Cabinet de Lecture Paroissial, ce nouveau-né de six mois, qui déjà se trouvant à l’étroit dans le berceau qui l’a vu naître, réclame à grands cris un vaste local, où il puisse se fortifier et se développer à son aise ! A qui devons-nous ces florissantes institutions ? n’est ce pas au catholicisme ?—Et sans aller plus loin, l’honorable auditoire qui entoure cette tribune et où le clergé se trouve étroitenent uni de vues et de désirs avec ce que Montréal renferme de plus éminent dans la société civile, n'est-il pas une preuve authentique que la foi et la science ne sont point deux rivales jalouses qui s’excluent, mais deux sœurs qui se donnent la main et se prêtent un mutuel secours ? C’est en vain que lon prétendrait que Montréal par une exception extraordinaire est une cité de lumières, quoiqu'elle soit une cité de foi ; disons plutôt en changeant un seul mot, que c’est précisément parcequ’elle est une cité de foi, qu’elle est aussi une cité de lumières.
Montréal a donc des croyances catholiques profondes ; maïs sa foi ne doit pas être morte et stérile ; elle doit être vivante et féconde en œuvres de charité : Fides quæ per charilatem operatur : voyons si elle a fidèlement rempli ce second devoir que sa vocation lui impose.
20. Montréal, cité de charité. Avec les premiers colons, Dieu envoie une vierge chrétienne, un de ces anges de charité, vivantes images de sa tendresse et de sa miséricorde infinie ; Mlle Mance, c'était son nom, commençÇa par jeter les fondemens de l Hôtel- Dieu, dont l'origine se confond ainsi avec celle de la colonie elle-même (1). Ces héroïques colons qui avaient généreusement renoncé à tout pour accomplir leur noble mission recevaient dès ici-bas le centuple promis dans l'Evangile. Lorsque dans quelque rencontre meurtrière, ils tombaient cruellement blessés sous les coups des Iroquois, les dignes filles de St. Joseph entouraient leur lit de douleur de toutes les prévenances de la charité chrétienne ; à douze cents lieues de leur patrie ils trouvaient tous les soins qu’ils auraient pu attendre d’une mère ou d’une sœur dévouée.
Depuis deux siècles, dans le silence et la retraite, elles continuent leur mission de bienfaisance et de charité. Qui aurait jamais imaginé qu’une vertu si pure et si modeste püt trouver des ennemis ? Cependant un fanatisme infernal} n’a pas eu honte de déverser sur ces innocentes victimes son fiel et son poison ; et il n’a pas trouvé de plus digne organe de ses noires calomnies, qu’une malheureuse, dont le front ne savait plus
(1) L’Hôtel-Dieu fut fondé dès l’an 1642 ; mais ce ne fut qu'en 1659 que les Hospitalières de la Flèche vinrent en prendre h direction.
rougir, Maria Monk (1). “ Mais, dit M. Faillon, toute la presse protestante “ et catholique du Haut et du Bas Canada, s’éleva en masse ; et de con- “ cert avec plusieurs journaux de New-York et des Etats-Unis, elle n’eut ‘“ qu’une seule voix pour la flétrir de son indignation.” Ainsi de même qu'après la tempête, le soleil brille d’un éclat plus par et plus doux, de même les filles de St. Joseph virent leur innocence proclamée et vengte énergiquement à la face de toute l'Amérique du Nord.
Un siècle après la fondation de l’Hôtel-Dieu, Mme veuve d’Youville, fidèle et vivante expression de cette femme forte dont l'Esprit Saint nous a tracé le portrait et le panégyrique au livre des Proverbes, se sentit émue de compassion en voyant de pauvres vieillards trainer une vie languissante au sein de l’indigence et de labandon ; son cœur maternel s’attendrit surtout sur le déplorable sort de ces pauvres petites créatures, que des parents dénaturés livrent à une mort précipitée et à une perte éternelle, afin de cacher leur crime ou de prévenir la misère. Riche de sa confiance au Père des Miséricordes, qui fut toujours son unique trésor, elle ne craint pas, au milieu du tumulte de la conquête, d’ouvrir à tous ces infortunés un Hôpital-Général, où maintenant encore, les visiteurs ne se lassent point d’admirer les prévenances délicates, les soins ingénieux dont les filles de Mme. d’Youville, dignes héritières de sa charité, entourent le pauvre orphelin qui leur doit la vie du corps et de l’âme, et le vicillard infirme, qui courbé vers la tombe se prépare en paix à la mort.
Depuis lors, Montréal a décuplé le nombre de ses habitants ; mais, hélas ! sous un dehors brillant, que de douleurs et d’infortunes les grands centres de population récèlent dans leur sein ! La charité de la Cité Catholique s’est dilatée dans la même proportion que les misères ; et si elle ne les a pas guéries toutes, ce qui est impossible, du moins elle a su les adoucir et en arrêter le progrès dévastateur. Les Institutions primitives ne suffisaient plus aux travaux d’une moisson devenue trop abondante ; Ville- Marie, toujours inépuisable quand il s’agit d'œuvres de charité, donne naïssance à une Institution nouvelle, qui, se plaçant sous la garde spéciale de la Providence, et s'inspirant du zèle ardent qui consume le cœur de notre Premier Pasteur, vient réclamer sa part de fatigues et de travaux. Enfin des Refuges sont ouverts, où, sous la protection de l’Innocence, le Repentir expie ses égarements par les larmes de la pénitence, à Pabri des écucils où il fit un triste naufrage.
Certes, nous pouvons avec un noble orgueil présenter à l’admiration des étrangers nos Hospices, nos Refuges, nos Asiles; car ce sont les plus beaux fleurons de la couronne de gloire qui rayonne sur le front de la Cité Catholique. Ville-Marie à elle seule a plus fait pour soulager la souffrance, que des royaumes entiers qui ne sont plus vivifiés de l’esprit du catholicisme. N°y at-il pas de quoi sourire en voyant un vaste empire se glorifier d’avoir donné au monde une héroïne de charité en la personne de Miss Nightingale ? Laissons le Protestantisme s’extasier devant son chef-d'œuvre, et s’épuiser en louanges et en ovations en faveur de sa fille unique et bien-aimée ; nous trouvons dans nos Hospices cent exemples
(1) Cette ténébreuse intrigue est racontée en détail dans la Vie de MUle Mance t. 1,p. 331 et suivantes.
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re, mais pour le Moins aussi modes- Mais e con-
St-il surprenant que Ville-Marie
Soit si riche en anges de cha- | rité qui Consacrent leur vie entière à essuyer Les larmes et à consoler la eut Souflrance, Puisque chaque famille est une école de charité et de bienfaième sance, où Ja mère apprend à son enfant, dès l’âge le plus tendre, le bonheur , de que l’on goûte à faire des beureux ?
igée Un orphelin se trouve-t-il privé de tout appui ? aussitôt un Parent éloigné, quelquefois même Un Voisin pauvre et chargé d’une famille nomille, breuse, Je reçoit à bras OUVerts et le nourrit Conime un de ses enfants. US à Permettez-mo: de vous en citer un exemple bien touchant, qui remonte à mue une dizaine d'années, A Ja Suite du terrible fiéau qui Jeta sur les rives ante de notre cité tant d’orphelins Irlandais, on en lassembla un nombre consisur- dérable dans un asile provisoire appelé la Salle St. Jérôme ; Puis on invients ta le peuple de Montréal à adopter ces Pauvres enfants abandonnés, Cet à de appel fut entendu ; les mères de famille se Présentent avec EMpressement ; : au On croirait voir une armce victorieuse qui court au Pillage d’une ville emaint portée d’assant : OR se dispute, on s’arrache ce Précieux butin ; en deux s un sf jours la salle était vide ; pius de deux cents orphelins avaient trouvé une joint | famille et une tuère (1).
s de Que ne puis-je ici développer à VOS regards et à votre admiration le | Or- récit des larmes essuyées, des douleurs consolées, des Pauvres honteux qui SECOurUs, des enfants retirés du vice et de la misère, en un mot de toutes les bonnes œuvres que la bienfaisance chrétienne produit Journellement ais, dans notre cité et dans ses vastes faubourgs ! Mais, fidèle au Précepte du ands L divin Maître, le Montréaliste veut que sa main £auche ignore ce que Ca- fait sa main droite : et il n’est pas moins ingénieux à Cacher sa charité elle que généreux à proclamer sa foi. Nous COnnaissons une Partie de ces les pieuses largesses, nous prêtres du seigneur, dépositaires des secrets de °s ne leur Conscience, et Confidents de leurs charitables Projets ; mais nous ne ille- Pourrions, sans une indiscrétion coupable, déchirer le voile mystérieux nais- dont leur modestie aime à s’env elopper : Dieu seul, voilà le témoin dont e de ils ambitionnent les regards et dont ils attendent leur récompense ! otre Cependant, comment Pourrais-je passer entièrement sous silence la des Société de St, Vincent-de-Paul] » Cette belle institution n’est Pas née à r EX- Montréal, il est Vrai ; mais à peine y fut-elle Connue, qu’aussitôt elle s? s où trouva établie et comme Naturalisée, Après avoir Pourvu par un travail Consciencieux aux devoirs que lui 'Mpose sa position de fonctionnaire u- ES tion blic ou de chef d’une famille, Je Membre de la Société de St. Vincent-de. plus Paul ne connaît point de plus douce récréation Pour charmer ses loisirs . Ci- que de soulager l’indigence, Le VOYez-vous s’enfoncer dans une ruelle souf- Sombre et écartée » que porte-t-il ainsi Mystérieusement SOUS son bras ? | Ca- c’est un pain destiné à nourrir une troupe d’enfants affamés : ce Sont des > se remèdes préparés pour un malade ; ce sont quelques petites douceurs avec nne lesquels il va faire Un régal à un pauvre Convalescent dont l'estomac affai. son fille (1) Les orphelins ne restérent que six mois dans la maison St, Jérôme, c’est-à. ples dire depuis le mois d’Octobre 1847 jusqu’au mois de Mars 1848. isi Paru dans le déplorable lance
Cette maison a disincendie de 1852, 8 et 9 Juillet,
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bli et dégoûté ne peut encore supporter la nourriture grossière de la famille. Mais suivons-le dans cet escalier obscur, et pénétrons avec lui duns ces galetas étroits et délabrés où plusieurs familles viennent s’entasser et mettent en commun leurs souffrances et leurs misères, Là il s’informe avec discrétion de leurs besoins, devine ce qu'on aurait honte de lui dire, distribue et promei des secours à ces infortunés, les console dans leurs découragements ; et après avoir gagné leur confiance par sa tendre et sincère compassion, il rappelle à la pratique de la Religion, qui seule peut adoucir leurs souffrances, des malheureux que Pexcès de la misère a aigris et jetés dans le désespoir.
Où ! qu’elle est pure dans son prircipe, quels est touchante dans ses effets la charité chrétienne à Ville-Marie ! ce n’est pos cette philantropie instinctive et sentimentale, qui croit avoir fait une œuvre héroïque quand elle a donné une part de son superflu pour soulager les misères étalées devant ses yeux ; c’est une charité ingénieuse sans cesse à la recherche pour découvrir la souffrance qui se cache ; une charité générense qui sacrifie tout, jusqu’à la santé et la vie pour le soulagement du malheur ; une charité éclairée, qui, avant d’agir, commence par se poser et résoudre ce problème : avec les moyens dont nous pouvons disposer, avec les obstacles qui entravent notre marche, produire la plus grande somme de bien possible, Oui, c’est à juste titre que Montréal peut revendiquer pour ses citoyens la bénédiction promise à ceux qui ont l'intelligence des besoins du pauvre et de Pindigent !
Je m’arrête : mon dessein n’était pas de présenter à vos regards une description complète de toutes les œuvres de loi et de Charité que la Cité Catholique a enfantées depuis deux siècles ! j’ai voulu seulement planter des jalons et ouvrir la route, afin que d’autres approfondissant avec ardeur les annales de notre patrie, et s’en partageant les nobles pages, fassent connaître en détail les trésors de gloire que nos pères nous ont transmis, et que nous ne connaissons pas assez. Ce serait vraiment un spectacle aussi intéressant que glorieux pour tous les citoyens de Montréal, de voir l’histoire ancienne et contemporaine de leur patrie se dérouler à leurs yeux dans une série de lectures comme dans une galerie de tableaux, où ils pourraient à loisir contempler et étudier l’un après Pauire les brillants faits d’armes, les institutions admirables, les grandes et saintes figures dont je n’ai pu que tracer en passant une rapide et imparfaite ébauche,
En attendant que ce noble monument soit érigé à la gloire de Ville- Marie, ma che est achevée ; il ne me reste plus qu’à résumer et à conclure. La colonie de Montréal a reçu du Ciel une belle et douce mission à remplir ; digne fille du Catholicisme, elle ne connaît point d’autre vocation que de briller comme un astre bienfaisant au milieu des ténèbres de ignorance et de l’erreur, et de soulager tous les genres de souffrance. C’est dans ce dessein que Dieu l’a présentée comme en spectacle aux regards attentifs du Nouveau-Monde, qui voit en elle une vivante image de sa céleste mère, la Ste. Eglise de J.-C.
Chère cité de Montréal, que ta mission est magnific te ! Elle surpasse autant en excellence la vocation des cités guerrières ou marchandes, que le Ciel est élevé au-dessus de la Terre, et que les intérêts de l'Eternité Pemportent sur ceux du Temps ! Ne crains pas de marcher, la tête levée,
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au Milieu des nations ; Car, depuis ta Naissance Jusqu'à nos JOUrs, {u n’us aille. Point répudié les grande devoirs que l’imposait ‘ln divine Providence : on shirt Plutôt, à Mestre que tn Prenais un rang plus élevé dans la hiérarchie dus er el cités, le loyer de Charité et de foi que tn recèles dans ton CŒUT, s’est dilaté orme plus à l'aise, et à FaYonné d’un éclat plus vif et Plus pur! oui Maintenant ré “ACore 1u es une Cité Catholique /
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