LES PROCHES PARENTS INGÉNIEURS
Mais l’œuvre du grand’père, le premier d’une solide famille d'ingénieurs, était suffisamment en évidence pour se passer de la publicité de Walter Scott. Né à Glascow; son .père mort prématurément aux Antilles, il avait épousé la fille que Thomas Smith, le second mari de sa propre mère, avait eu d'un mariage antérieur. Entreprenant, inventif et capable, 1 avait, dès 1196, succédé à son beau-père, dont il était doublement le beau-fils, comme directeur technique de ce Service des phares du Nord qui commençait à prendre beaucoup d'extension. Cette position de confiance, 11 l'avait conservée 47 ans, d'abord seul, puis avec un de ses fils comme adjoint. Celui-ci était précisément Thomas, le père de notre écrivain, Au cours de ce demi-siècle d’activité professionnelle, tracant un magnifique exemple à ses successeurs, 11 avait établi des plans parfois fort audacieux et originaux, réalisant la construction de 23 phares (1). Son chef-d'œuvre était le fameux Bell-Rock.
dans le Forfarshire. Ses travaux étaient d'autant plus remarquables qu'il y avait pen de précédents. Mais à
cela ne s'était pas limité son effort. Il avait introduit de nombreux perfectionnements dans les procédés d’éclairage. Il était l’inventeur du système dit catroptique. Sa compétence atteinte à force de pratique et d'expérience le faisait consulter pour la construction des ponts, des canaux et des premières voies ferrées.
Quand, en 1843, déjà âgé de 71 ans, il se démit de ses fonctions en faveur d’un de ses trois fils (1 lui restait également deux filles sur les treize enfants qu'il avait eus), le prestige des Stevenson était indiscutable à Edimbourg, la capitale administrative, où ses fonctions l’araient appelé à résider. |
Thomas avait alors 25 ans. En 1848, c'est-à-dire à l’âge de 30 ans, il épousa Miss Margaret Isabella Balfour, jeune fille grande et blonde, d'un caractère a1mable, la dernière des treize enfants du vieux pasteur
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(1) Voir Records of a family of Engineers. Tusi vol. 19.
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de l'Eglise Presbytérienne, de la paroisse de Colinton, à quelques kilomètres d’'Edimbourg, sur le ruisseau de Leith.
Le fait que le Révérend Pasteur Lewis Balfour pourait se targuer d'être Parrière petit-fils, par sa mère. du Pasteur George Smith, de Galton, rendu notoire par les vers.de Burns dans son poème « la Sainte Foire » : |
Sinith entame ses froides haranques (1) Sur la conduite et la morale
indique, qu'en surcroît de sa situation ecclésiastique si. respectée en Ecosse, 1l appartenait sans conteste à la vieille bourgeoisie du pays.
Ainsi, les parents de notre écrivain allaient de pair avec les meilleures familles d'Edimbourg. Par sa profession, au surplus, M. Thomas Stevenson avait des relations très étendues au dehors, notamment avec les sheriffs des comtés maritimes, avec les membres des. Commissions parlementaires ou administratives à Londres devant lesquelles 1l comparaissait personnellement. |
L’ingénieur, avec sa jeune épouse habita tout d’abord une maison de bonne apparence, 8 Howard Place, où Robert-Louis Stevenson naquit le 13 novembre 1850, deux ans après le mariage. Après un court séjour 1 Inverleith Terrace, ils s’installèrent définitivement 17, Heriot Row.
C'était une maison à deux étages, avec un sous-sol affecté aux cuisines et aux offices comme sont généralement établies les demeures bourgeoises en+ Grande Bretagne. C’est un peu le genre d'habitation dans laquelle s'installa Carlyle à Chelsea. Le quartier d'Edimbourg, où vivaient les Stevenson, était le plus moderne, et c’est pourquoi il est appelé la Nouvelle Ville, le plus : prisé à proximité du centre.
(1) The Holy Fair : Smith opens out his cauld harangues On practice and on morals,