‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 102 sur 205 · LE VRAI STYLE INDÉPENDANT · texte numérisé non relu

LE VRAI STYLE INDÉPENDANT

faite liberté de penser, de sentir, de faire tout ce’ qui vous plaît ». Comme Hazlitt il est d'avis qu’il faut voyÿager seul. Et c’est pourquoi même accompagné de Simpson, il insiste pour obtenir, soit à pied, soit en barque, la parfaite indépendance de ses mouvements. Stevenson est à la recherche « de certaines humeurs disposes, de l’espoir et de l’entrain avec lequel la marche commence Îe matin, et de la paix, de la plénitude spirituelle du repos du soir » (1).

Elargissant la formule, il prendra soin dans ses nombreux déplacements de ne pas se laisser encombrer par le souci des arrangements purement matériels. Il en vint à accentuer encore la simplicité de l’équipement qu’il transportait avec lui. Quand il eut à sa disposition plus d'argent qu’il n’en avait eu primitivement, il adopta le style de voyager sans linge et sans vêtements de rechange, dépouillant au fur et à mesure ce qu’il ne lui conve- nait plus de porter. C’était sa facon de réaliser la complète indépendance du moi. Il renoncera de plus en plus à se constituer un home, et à le garnir comme d’autres peuvent en être tentés, de livres, de mobilier et d'objet: d'art. Le mouvement est pour lui la chose normale. C’est sa facon de s’isoler de la société sans perdre le contact avec la nature et la vie.

(}): P. 117: Tusi:25 W. Tours — But landscape on a walking tour is quite accessory. He who is indeed of the brotherhood does not voyage in quest of the picturesque - but of certain jolly humours of the hope and spirit with which the march begins in the morning and the peace and spiritual repletion of the evenings rest.

Page 1