HUIT
STEVENSON DÉCHAÏNÉ
Ses dissipations scandaleuses en compagnie d'Heniey à Edimbourg. Sa vie pius sobre en France. Son affectation de matérialisme. Son attitude essentiellement religieuse : l’exaltation protestante de l'individualite. Les résulitais littéraires.
Déjà pendant l'hiver 1874-75, Stevenson dans sa correspondance avec Mrs Sitwell contessait que « l’opium, le vin, et tout ce qui est fatal à l’ame et au corps » le tentalent l’un après l’autre. Nous l’avons vu renoncer à lutter, acceptant ces possibilités de vie intense et désordonnée comme un idéal, se livrant tout entier à la réaction physique et morale contre l’austérité mentale du presbytérianisme bourgeois. Pendant les deux ou trois derniers mois de 1876, après le voyage fluvial, de retour à Edimbourg, au contact d’Henley, mutilé, mais enfin valide hors de l'hôpital, cette apologie en action de la vie brutale et instinctive, la recherche de la femme dans les milieux les moins conventionnels, va s’accentuer encore. Le scandale de son existence sera si patent qu'il provoquera la colère de son père. Il n'en résulta pas des discussions théologiques comme avant le départ pour Menton, mais une rupture. Stevenson dut quelque temps quitter Heriot Row. C'était la vie errante qui s’élargissait. Il se réfugia chez Henley qui habitait dans Lothian Road, longue artère qui plonge dans les faubourgs. Là, ils purent mener quelque temps leur vie à leur guise.
Stevenson n’était pourtant pas oisif. Dès décembre pa. aîtra dans le Cornhill Magazine une très sérieuse étude