‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 112 sur 205 · GEORGE MEREDITH · texte numérisé non relu

GEORGE MEREDITH

ge de Burford Bridge, avec ses bosquets et son jardin plein de verdure, sa rivière silencieuse et pleine de remous — quoiqu'elle soit déjà connue comme le lieu où Keats écrivit une partie de son Endymion et où Nelson eut sa dernière entrevue avec son Emma — semble encore attendre l'événement légendaire approprié » (1).

Près de là, à Boxhill, le célèbre romancier Meredith, âgé alors de cinquante ans était installé depuis treize ans dans sa résidence de Flint Cottage. Grâce à lintermédiaire d'amis, Stevenson ne fut pas long à faire sa connaissance (2). Meredith qui avait déjà publié quelques-unes de ses œuvres les plus remarquables, et notamment « %he Ordeal of Richard Feverel ».(1859), Rhoda Fleming (1865), Beauchamp’s Career (1875) ne jouissait pas encore du prestige qu’il était destiné à atteindre. Car il devait trouver ses admirateurs plutôt dans la nouvelle que dans l’ancienne génération. Stevenson était de ces jeunes qui Padmiraient (3), et il ne contribua pas peu plus tard, par l’expression de sa ferveur à développer l'importance littéraire de l’auteur de « Modern Love » (4). :

Dans son roman « The Amazing Marriage », écrit quinze ou seize ans après, Meredith a très bien évoqué la physionomie du jeune littérateur qu’il fréquenta pen. dant cette quinzaine de jours dans ses promenades aittour de Boxhill.

Gower Woodseer, le sosie de Stevenson vante « le charme de la pauvreté avec un revenu fixe très modéré » (5). Et c’est en effet la situation dans laquelle Ste-

(1) P. 121 Tusi 29. À Gossip on Romance — The inn at Burford Bridge, with its arbours and green garden, and silent eddying river though it is known already as the place where Keats wrote some of his Endymion and Nelson parfrd from his Emma still seems to wait the coming of the appropriate legend.

(2) Voir First meeting between Meredith and Stevenson, by Alice Gordon R.L.S. His work and personality. Colvin 1924.

(3) Voir Saintsburv. Ninetcenth Century literature p. 345.

(4) Poèmes de Meredith (1862) qui ont certainement influencé Stevenson.

(5) P. 60. The Amazing Marriage (Micklcham edit.). — To Carinthia « he spoke of the charm of poverty upon a settlbd income of a very small sum of. money, the fruit of a compact with the town to agree to his perpetual exclusion from it and to retain his identity, and not be the composite which every townsman was ».

venson, en dépit de la mystérieuse dotation de 1 000 = vres qui lui avait été faite par son père deux ans avant. se trouvait alors, soit qe Peût entièrement dissipée en te mois, soit.qu'on se fut après tont ravisé et qu'on ne la lui eût pas versée intégralement.

Mme Osbourne se trouvait alors à Chelsea comme. nous l’avons vu, ou peut-être venait-elle seulement de ss installer .? Dans tous les cas, c’est à Londres qu’en quittant son père et Meredith, Stevenson alla.

D'ailleurs, il ne cessait de publier. Avec «< Un logement pour la nuit », il avait donné sa première nouvel. le. En janvier, elle avait été suivie de « Will du Moulin » dans le Cornhill Magazine, et de « la Porte du Sire du Malétroit » dans Temple Bar. Il continuait ses essais avec « Le Vieil Age revêche et la jeunesse », (Cornhil! Magazine) en mars, Aes Triplex en Avril. De plus il préparait définitivement l'édition de son premier livre chez Kegan Paul et Cie, « An Inland Voyage » qui d=vait paraître en mai. Cela seulement eut suffi à l'attirer à Londres. Mais il n’y avait pas que la modeste maison de Chelsea où il pouvait lire ses œuvres. Henley, ne venait-il pas aussi de fonder une revue dont on escomptait merveilles, sous le titre de « London ». Peut-être était-ce la fortune, où tout au moins Pindépendance ? II y avait là des possibilités ouvertes d'échapper à la domination capricieuse ou rétrograde, d'Heriot Row.

Dans le numéro du 27 avril de « London » parut an essai de Stevenson, en faveur de l’évolution moderne « Plaidoyer pour les becs de £az », puis successivement, le 4 et le 11 mai : « Les Flûtes de Pan » ct « El Dorado ». Au mois de juin commenca à paraître le premier

récit de la série des « Nouvelles Mille et une Nuits ». La publication dura jusqu’au 26 octobre. Au mois de mai était sorti « le Voyage fluvial » qui rapporta à Steveason 20 livres, et une invitation et un dîner chez Kegan Paul son éditeur ét)

() P. XV Pref. by‘ Mrs Osbourne Tusi 17.

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