LE MARIAGE ET LE RAFFERMISSEMENT DES SYMPATHIES ÉCOSSAISES
Stevenson pensionné par sa famille. Le mariage privé selon le rite presbytérien.
Les époux et le jeune Lioyd en route vers les hauteurs au-dessus de San Francisco.
Connaissances écossaises.
Une des notions morales les plus sérieusement mises en avant par Stevenson, avons-nous dit, dans ses fragments écrits à Swanston avant son départ, était qu’un homme, à partir d’un certain âge ne pouvait se résigner sans remords à devoir son entretien et sa subsistance à la générosité de sa famille (1). Quel droit avait-il plus qu’un autre de mener une vie de parasite ? Et 1l avait conçu l’ambition de tirer dorénavant ses ressources personnelles de la rémunération de son travail. Ce plan avait totalement échoué. Il colora plus ou moins sa défaite sur ce point en se persuadant que seule la maladie l'avait empêché de poursuivre son expérience. Et son état de santé déplorable excusait bien en vérité l’acceptation de la pension de 250 livres par an que son père commença à lui servir. ENS
‘Tel était le bilan de ses imprudences, de ses priva- ‘ tions, de ce combat moral désespéré de quelques mois : Stevenson n’était guère mieux qu’une misérable. loque, lorsque la procédure du divorce définitivement terminée, il se trouva vis à vis de Mme Osbourne, aux yeux de ses parents dans des relations normales.
(1) P. 16. Tusi 26 — Lay Morals.