À L'ÉCOLE DE L'ENFANCE
semble le plus près des sources spontanées de la vie. De celles-ci, elle est l’expression la plus primitive, la plus élémentaire, et partant la plus vraie et la plus précieuse. C’est par elle qu’il se sent le plus libre, et le plus richement situé au cœur même de la nature. N’est-ce point le symbole de l’âge d’or ? Retrouver cette attitude sous la protection de sa conscience mûrie dans l'effort, est une aspiration spirituelle, qui couronne tout l'édifice de <a structure mentale. Ce n’est pas tout d’avoir atteint à la maîtrise de l’âme à la véracité des points de vue, il faut encore acquérir l’abandon, l’abandon aux forces intérieures libérées des malsaines et asservissantes influences de la pratique sociale. :
Mais cette suggestion ne s’épanouit pas encore plenement à Davos.
La vraie qualité du développement psychologique -de
ces derniers mois semble plutôt donnée par son eseai sur < Samuel Papys » qui parut en juillet dans le Cornhill Magazine.
Avec lui, Stevenson clôt sans doute l'effort réalicé dans une série qui va de Knox à David Thoreau afin de s’étudier à travers d’autres. Car ce'sera la dernière de ses études familières qui lui ont fait analyser les amitiés féminines du fondateur du protestantisme, les consolations artistiques de Charles d'Orléans, le bohémianisme de François Villon, l’Evancile selon Walt Whitman. « quelques aspects de Robert Burns » et l’ascétisie opti-
miste et ensoleillé de Henri David Thoreau. L'homme :
qui depuis dix ans remuait dans son esprit le thème de vie cachée de Deacon Brodie, trouvait dans Samuel Pepys une admirable matière à étudier.
En 1879, M. Mynors Bright, en donnant une nouvelle transcription du fameux journal jadis édité par Lord
Braybrooks avait à nouveau attiré l'attention des lettrés
sur ce problème extraordinaire. Y avait-il chez l’auteur de « la Véracité des relations » un Samuel Pepys en puissance ? Ce qu’il dit de l’auteur du journal intime