‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 170 sur 205 · L'ÉTÉ DES HIGLANDS ET SES PERCEPTIONS INSPIRÉES · texte numérisé non relu

L'ÉTÉ DES HIGLANDS ET SES PERCEPTIONS INSPIRÉES

Acheminement vers l'Ecosse. Fontainebleau, Paris, Edimbourg. Kinnaird Cottage à Pitlochrie. « Jeanne la Torte ».

» Les joyeux lurons ». « Les voleurs de cadavres ». La chaire d'histoire constitutionnelle.

En route pour Edimbourg, avec sa femme, Stevenson s’arrêta encore à Fontainebleau. Ensemble ils revirent les sites qui les avaient rapprochés l’un de l’autre : Grez, Barbizon, Montigny, autant de lieux aussi chers à leur cœur que définitivement célèbres dans l’histoire de l’évolution anglo-saxonne ! Là il était jadis passé, trépidant, en proie à une vague inquiétude, à une sourde rébellion. S'il trouvait la nature toujours la même, il y avait dans les gens, dans les choses autant de transformations qu'il pouvait en observer en lui-même. Sans doute parmi ceux qui avaient hanté jadis les communautés artistiques n’était-1l pas le seul à avoir fait, comme l’on dit, une fin. Et d’autres arrivaient encore d’Outre-Manche ou d'Outre-Atlantique jusqu’à ce que la société de la Forêt se fut répandue dans tous les coins où sévissaient encore l'esthétique dogmatique.

Quant à lui, il avait changé ses inquiétudes pour d’autres. Le malade de Davos en avait fini pour l'instant des voyages à pied de la camaraderie des jeunes gens, et des difficultés morales de cette période. Mais son existence n'en était pas mieux assise.

Est-ce l’essence même de Poriginalité de Stevenson que cette continuelle suggestion d'insécurité qui assume tour

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