‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 184 sur 205 · SUR LE BORD DES FLOTS BLEUS DE LA MÉDITERRANÉE · texte numérisé non relu

SUR LE BORD DES FLOTS BLEUS DE LA MÉDITERRANÉE

D'Ecosse en France. Marseille. Hyères et la Villa La Solitude. Toujours le Prince Othon. Stevenson heureux. Le succès de l'Ile au Trésor. Fin de sa vie française.

Retour en Angleterre.

En quittant incidemment Kingussie au début de septembre 1882, afin de se précipiter à Londres pour consulter le spécialiste, Stevenson sans qu’il s’en doutât prenait le chemin de l'exil définitif de l’Ecosse. Il reverra bien Edimbourg quelques années plus tard lorsqu'il lui faudra présider à tous les arrangements qu’entraînera la mort de son père. Mais ce sera pour garder la chambre dans l’appartement d’Heriot Row. Il ne se retrouvera plus comme autrefois face à face avec aucun des aspects des Basses ou des Hautes Terres. L’Ecosse n’existe pour lui désormais que dans l’imagination et dans la mesure Où son caprice ou son affection sont susceptibles de l’évoquer.

Le spécialiste de Londres lui interdit en effet 4. séjourner en Ecosse même pendant la belle saison. I] lui conseilla un climat plus sec que même les sites de belle exposition n’étaient capables de lui offrir.

La crainte des hémoptisies, et son état général assez précaire déconseïllaient de le laisser voyager seul. Mme Stevenson était malade. Ce fut le cousin Bob qui se chargea de l’accompagner. C’est aïnsi que fuyant la Grande-Bretagne et ses brouïllards et se rapprochant du Midi de la France où même à l’automne le soleil fait ressentir son action bienfaisante sur l’atmosphère, Stevenson arriva à Montpellier.

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