SUR LE BORD DES FLOTS BLEUS
Où peut-on trouver un climat plus sec que dans le Bas Languedoc ! Stevenson y eut néanmoins une rechute. Il consulta un niédecin de l'endroit. Montpellier est d’ailleurs fameux comme centre d’études médicales, et soit les soins qu’il reçut, soit l’action exercée peu à peu par un meilleur état de l'atmosphère, Stevenson conimença à prendre le dessus. H parut suffisamment rétabli de la crise qu’il avait traversée pour que son cousi:: le quittât.
Dans l'intervalle, Mme Stevenson avait également recouvré la santé ; rien ne lui interdisait plus de rejoindre son mari. Celui-ci n’avait pas l’intention de rester à Montpellier. Ce fut à Marseille que les deux époux se donnèrent rendez-vous. Le 11 octobre 1582 Stevenson était sur la Cannebière, Sa femme l'y rejoignit. C'était leur intention de passer l'hiver sur la Côte-d’Azur.
Robert Louis Stevenson ne s’attarda pas dans la grande métropole méditerranéenne, où J oseph Conrad, qui nous à conté ses allées et venues dans « La Flèche d'Or » beaucoup plus tard, était déjà arrivé quelques années auparavant. Sur la route de Toulon, à 7 ou 8 kilomètres à l’est de Marseille, il découvrit une villa à louer meublée et entourée d’un jardin qui tout d’abord le séduisit. JT s'agissait de « la Campagne Delfi ou Delfini », dans le faubourg mi-ouvrier et industriel de St-Marcel près d’Aubagne. Les espaces libres, les belles propriétés abondaient encore, et donnaient à ce coin une physionomie rurale. On apercevait d’ailleurs le massif admirable de la Sainte Beaume, dernier contrefort des Alpes, que Stevenson appréciait mieux que toutes les majestueuses horreurs de l’Engadine.
Avant de se fixer à St-Marcel, les deux époux firent le voyage de Nice. Était-ce cette inquiétude des lieux qui les tourmentera toujours si fort ? Ils y retournèrent au mois de janvier. La santé de Stevenson donna lieu à des alertes. Sa femme prit en ‘aversion le voisinage de la CaMpagne marseillaise. Elle s’alarma de façon plus ou moins imaginaire de ce qu’elle entrevoyait sous le rap-