‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 189 sur 205 · LE BESOIN DE L’ANGLETERRE · texte numérisé non relu

LE BESOIN DE L’ANGLETERRE

, d’allées et venues, d’appréhensions, d’incidents graves, pour sa santé. Le charme d’'Hyères était rompu. Mme Stevenson mit en question l’état sanitaire des lieux. Leurs imaginations brodèrent. 1Is entrevirent des épidé-

$mies dans l’ombre des ruelles de la Vieille ville. Enfin, ils étaient impatients des consultants français. Il leur semblait qu’un spécialiste anglais éclairerait bien mieux la situation.

Dès le mois de mai, les deux époux allèrent à Royat ; ils ne revinrent à Hyères que pour lui dire adieu, et comme il avait dit adieu à l’Ecosse, ce fut ici encore un adieu pour toujours.

« Vous m’avez demandé si réellement j'étais heureux, écrira-t-1l plus tard à un ami. Je n'ai jamais été heureux qu'une fois, ce fut à Hyères... Depuis lors, comme auparavant, je ne sais pas ce que cela veut dire. Maïs je connais le plaisir encore, avec ses mille visages, maïs

- aucun d’eux de parfait » (1). pa

Stevenson en Angleterre éprouva la joie de jouir de son succès nouveau, délicieuse satisfaction pour celui qui avait fait de l’excercice de la profession littéraire une des principales préoccupations de sa vie après le soin de son âme.

(1) P. 59.—- Vol. 4 To Colvin 91 — Methought you asked me — frankly, was I happy. Happy (said-I) I was only happy once : that was at Hyères ; since then, as before then, I know not what it means. But I know pleasure still ; pleasure with a thousand faces and none perfect,

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