‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 32 sur 205 · REGARD JETÉ EN ARRIÈRE ET CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

REGARD JETÉ EN ARRIÈRE ET CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES

Les premières manifestations littéraires favorisées par le père. Stevenson apologiste de Son absence d'éducation. Insuffisance notoire de la discipline presbytérienne. L'atmosphère d'Edimbourg. L'Ecosse, pays des contrastes absolus.

Stevenson s'est très bien rendu compte des avantages de son éducation, ou plutôt de son absence d'éducation pour l’accomplissement d’une destinée originale, et l’on se demande jusqu’à quel point il n’a pas su inconsciemment favoriser cette méthode.

Ï1 n'avait jamais, disions-nous, rompu en visière avec les directives paternelles. Elles étaient si peu gênantes, bien que M. Thomas Stevenson n’eût jamais envisagé de faire de son fils catégoriquement un artiste ou un écrivain, Presque tous les gens qui se lancent dans la littérature ont une profession. Lui-même, qui avait éerit un ouvrage de théologie écossaise était ingénieur; Dickens était sténographe, Anthony Trollope employé des postes, Kingsley Prébendaire, Charles Reade, avocat, sans compter Walter Scott, homme de loi, éditeur, shériff et oreffier, Robert Burns, laboureur, puis employé des douanes. Il n’y avait que Thackeray qui, ayant perdu une grosse fortune, était essentiellement un homme de lettres.

Stevenson avait déjà écrit quelques petites composi-

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