ÉTUDES ANTÉRIEURES
Unis. Notre étude n’est pas essentiellement une biographie. Nous n'avions pas de faits nouveaux à apporter, pas de révélations supplémentaires. Si nous suivons le plan biographique, c’est qu'il nous à paru le meilleur pour la solidité de l'exposé. Nous n’étudions ni la foi, ni la religion, n1 la personnalité de Stevenson en particulier, ni son amour des voyages, comme l'ont fait MM. M. Muirhead, J.-M. Genung, John Kelman ou Dawson par exemple. Nous ne nous attaquons pas non plus à une conception traditionnelle de Stevenson, comme M. S. Helman dans son « Stevenson Myth ». Nous n'opérons ni par synthèse à priori, ni par réaction. En un mot, nous procédons d’un retour volontaire à « la table rase ».
Sur cette « table rase », il y à, faut-il le dire, aujourd'hui un très grand nombre de documents, C’est principalement sur eux que nous nous appuyons dans notre effort d’éclaircissements et de fixation.
Nous n'avons d’ailleurs pas eu l'ambition de dissoudre toute complexité. Car il y a dans la physionomie de Stevenson une singulière ambiguité. Pouvions-nous tout classer, tout définir formellement, alors que continuellement intervient une mystérieuse qualité d’évolution et de mouvement ? -
Nous étudions done simplement les aspects de R.-L, Stevenson comme on suit le cours d’un fleuve de sa source à la mer.
Nous avons, certes, consacré un très gros effort à caractériser les circonstances et les incidents de sa formation. À ceci, il y avait plusieurs raisons. Tout d’abord, indépendamment de ce qu'il y a chez lui de particulier ,jnous pensons que c’est la seule manière d’assurer la solidité du point de départ, c’est la seule méthode qui permette de situer les impressions ultérieures dans le plan de la psychologie réelle de l’homme.
Si nous n'avions eu qu'à écrire une Vie, nous n’aurions pas eu tant de minutie, Dans une thèse, il nous