STEVENSON ET LA DÉCADENCE INTELLECTUELLE D'EDIMBOURG
L'Edimbourg de Stevenson. Regard en arrière La décadence intellectuelle du moment. Le provincialisme. Les discussions religieuses, L'ambiance rationaliste. La résistance du subconscient chez Stevenson.
L'étudiant rêveur et désabusé de l’activité modern trouva bien à Edimbourg la perspective d’un tabour?t de dessinateur, ou d’un fauteuil imposant dans les bureaux de son père. Il y trouva difficilement le milieu approprié au développement et à l’éclosion de sa personnalité comme Musset en avait trouvé un dans le Paris de 1830. Stevenson trouva peut-être l’équivalent de Mimi Pinson. Il trouva quelques amis et quelques compagnons, Mais il ne trouva pas le mouvement qui était capable d'orienter ses capacités pour la production littéraire. Dans Edimbourg de ces années d'Université, de 1868 à 1871, il avait l'impression, à quelques exceptions près, de vivre au milieu des Philistins.
IT ny avait pas que les îles de l’Ouest où le tumulte des vieïlles guerres se fût éteint. La plénitude violente et le fracas des forces de vie, de volupté et de mort
semblait avoir déserté la capitale. Où était le temps où Henrysoun écrivait « The Bludy Serk »: où William Dunbar composait sa fameuse « Ballad for the Makeris » ou le poème du « Thistle and the Rose ». Quel glorieux Ronsard venu de la France de la Renaissance ho-