‹ La Vocation de Robert-Louis StevensonChapitre 58 sur 205 · LES DISCUSSIONS RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

LES DISCUSSIONS RELIGIEUSES

À : | des « Critiques écossuises » ? Edimbourg semblait prendre un cachet de ville étroite et provinciale.Carlyle y était bien rentré prononcer un discours parce qu'il venait seulement d'y être honoré d'un titre. Mais quand il n'était que simple maître d'école, où vivant en ermite à Craigenputtock, l Ecosse l'avait-elle encouragé et soutenu ? Avait-elle trouvé un éditeur à Sartor Resartus Sans qu'Edimbourg y fit seulement attention, il avait traversé la frontière. Il était allé rejoindre le grand cou:

rant de la vie anglaise. [1 s'était fixé à Chelsea, ce quartier de Londres, sur les bords de la Tamise. Il ne pouvait en être autrement puisque la vieille capitale de son enfance n'était plus capable par elle-même d'accueillir le génie de ses fils.

Ce n'est pas que le vieux calvinisme écossais ne s’agitât quelque peu à Edimbourg. Il était même dans les af-

fres de la perplexité. Il s'agissait de prendre parti pour

PUnited Free Church ou pour The Free United Church, l'Eglise Hbre et unie, ou l'Eglise unie et libre. Aucune question de dogme ne les séparait, I ne s'agissait naturellement pas de mettre en doute comme Emerson des-

cendant d’une magnifique lignée de pasteurs pes

l'avait fait, la nécessité de la communion. Il ne s'agissait

pas de faire appel à la métaphysique ou à la psycholo gie pour redonner un renouveau d'inspiration et de vi-

gueur à « l'expérience religieuse » de l'humanité. C'était sur une question de détail, celle de la possibilité des rapports entre FEglise et l'Etat que la controverse faisait rage. Il y avait beaucoup de sentiment et d’honnêteté déployés de part et d’autres, mais sans beaucoup d'intelligence créatrice.

Avec quel sarcasme Stevenson qui les avait vus nous a dépeint le type de bourgeois influent de sa ville nata-

le : « M. Nicholson. — c'était un homme d’une merveilleuse fermeté — s'était depuis longtemps retranché sur

les hauteurs des principes de la séparation des Rglises.

En quoi ils consistent (et en dépit de leur air farouche,

ils constituent une chose tout à fait innocente), aucune

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