ANNÉES D'EDIMBOURG
Mais les occasions d’irrégularité ne manquaient pas pour celui qui les recherchait. Et Stevenson était de ceux-là. Ces « flirtations » étaient empreintes d’un certain cynisme qui tendait à les priver de toute grâce. C\.te manière d'envisager ia femme n’a que trop tendance à accentuer le contraste entre la vertu et le vice, à mettre la femme ou trop près ou trop loin de l'instinct de l’homme, à faire ressortir indûment le côté impérieux et brutal de ce dernier.
- La vie d’Edimbourg pour un homme comme Stevenson ne représentait pas la vie idyllique des premiers âges sous l’œil bienveillant des Dieux. Rien n’était moins le temple de Pinnocence et de la pureté. Où peut-on mieux s’imprégner des réactions psychologiques contradictoires du Puritanisme que dans la capitale du Presbytérianisme ? Et celles-ci ne. sont-elles pas un véritable microcosme du soi-disant monde Anglo-Saxon ?
Plus tard, Stevenson confessera à un ami avec une de ses lacunes artistiques une des particularités de sa sen 3ibilité acquise pendant ces années d'Edimbourg. « La difficulté dans une histoire amoureuse qui insiste vraiment sur l’amour est de n'avoir à utiliser qu’une seule cord; elle est susceptible de maintes notes, mais le fait essentiel est toujours le même, et le sentiment étant très in- . tense et déjà très manipulé dans les lettres exige positivement un peu d’attifage et d’ennoblissement. Chez un écrivain aussi prosaïque et terre à terre, que moi, t avec ma rectitude de point de vue, tout ceei me pousse vers une certaine révélation grossière — positivement même vers une minutie d'intimité bien plus déplorable... Avec tout mon romanesque je suis un réaliste et un :sprit prosaïque et un amateur très fanatique des sens1tions physiques élémentaires carrément et expressémen. rendues » (1).
(1) P. 184. Letters, vol. 4 to olvin 92. The difficulty in a love yarn which dwells at all on love is the dwelling on one string ; it is manifold, I grant, but the root fact is unchanged and the sentiment being very intense and already much handled in letters, positively calls for a little pawing and gracing. With a writer of my prosaic
C’est dans le même esprit qu’il écrira à J. M. Barrie, l’auteur de Peter Pan « le petit garçon qui ne voulait pas grandir ». Nous sommes écossais tous les deux, et je le suspecte, tous les deux des écossais renforcés ; ma qualité écossaise tend à devemir intermittente mais ellz est quelquefois eripypelitus (sic), si telle est l’orthographe. Enfin, il me semble que nous avons tous deux fait notre stage dans la métropole des vents : la « métropole grise » de notre Virgile et je considère ceci comme un lien durable. Aucun lieu ne marque autant son homme au fer rouge » (1). |
Edimbourg serait-elle une vaste « Public School » pour adultes d’une certaine classe ? Stevenson y trouva
-un peu tard peut-être une partie de sa discipline men-
tale et de sa formation psychologique. Et cependant, comme beaucoup d'élèves d’une Public School il ne put jamais tout à fait se réconcilier avec le système. Il voyait toujours quelque chose au delà, un plus vaste horizon. Ce n’était peut-être pas tant le souvenir d’Earraid, de Wick ou d’ailleurs. C’était peut-être un réflexe normal de sa constitution et de sa nature.
literalness and pertinency of point of view this all shoves towards grossness — positively even towards the far more damnable closeness but with all my romance, I am a realist and a prosaïst and a most fanatical lover of plain physical sensations plainly and expressly rendered ; hence my perils. To do love in the same spirit as I did (for instance) David Balfour’s fatigue in the heather, my dear sir, there were grossness ready made. And bence, how to sugar ?
(1) P. 151. Letters. Vol. 4 feb: 92. « We are both Scotch besides, and I suspect both rather Scotty Scots ; my. own Scotchness tends to intermittency but is at times eripypellus — if that be: rightly spelt. Lastly, I have gathered we had both made our stages in the metropolis of the winds our Virgil’s « grey meétropolis » and I count that a lasting bond. No place so brands à man.