‹ La Vocation ReligieuseChapitre 19 sur 105 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

Bienfaits de la Vecatioi? Religieuse

il n'est pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que la vocation religieuse est une grande et une très grande grâce ; une grâce de choix, dont on ne peut trop apprécier la valeur, et à laquelle, en règle générale, on ne peut être infidèle sans exposer le salut de son âme.

Indépendamment de la grâce que comporte essentiellement en lui-même l'état religieux, il n'y a qu'à considérer l’auteur de toute vocation religieuse pour en connaître l'excellence. C'est Jésus Lui-même qui choisit et qui appelle ; c'est Jésus qui se plaît à user ainsi de miséricorde à l'égard de l'âme de son choix, et qui trouve son bonheur à la combler de ses dons ; c'est Jésus qui la soustrait au monde, s'en fait une épouse et la conduit dans un sanctuaire de solitude et de prière, où elle est destinée à vivre dans une intimité toute divine avec Lui.

Peut-il y avoir une grâce comparable à cellelà ? Et cette grâce, elle est d’autant plus précieuse, qu’elle est celle d'un petit nombre. C'est

entre des milliers et des milliers que Jésus choisit les privilégiés de son Cœur. Chacun peut se dire : pourquoi moi et non un autre ? 11 n’y a qu’une réponse à faire : Jésus m’aime et II m’a choisi.

« Seigneur, que vos amis sont honorés », dit le Psalmiste (Ps. cxxxvm, 17). «Heureux celui que vous avez choisi et que vous avez appelé pour habiter votre sanctuaire » (Ps. lxiv, 5), Ah ! vraiment, « vous n’avez pas agi avec tant d’amour envers tous » (Ps. cxlvii, 20), et « vos voies sont impénétrables » (Rom., xi, 38).

Les nombreux bienfaits de la vocation religieuse peuvent se classer en bienfaits négatifs et en bienfaits positifs. Les uns et les autres proviennent d’un même amour et concourent au même but : consacrer l’âme exclusivement à Jésus et en assurer la perfection.

En premier lieu, l’éloignement du monde et la délivrance des soucis terrestres sont une préparation nécessaire à la constitution même de l’état religieux, et ils font partie de la série des grâces dont la vocation religieuse est la source.

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