‹ La Vocation ReligieuseChapitre 73 sur 105 · Pureté de vie · texte numérisé non relu

Pureté de vie

Pour mériter la grâce d’embrasser un jour l’état de perfection, il est essentiel de s’y préparer par une grande pureté de vie. Non seulement il faut éviter les fautes graves, qui auraient pour conséquence d’éloigner du but que i’on espère atteindre ; mais encore les péchés véniels, et ces infidélités qui, sans être des péchés proprement dits, dénotent quand même

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une âme encore attachée au inonde et à ellemême, dispositions contraires à la vocation religieuse bien comprise.

Devant plus tard travailler, par obligation de conscience, à acquérir la sainteté, l'aspirant à la vie religieuse, s’il est sincère, doit avoir à cœur de mener dès maintenant une vie conforme à ses aspirations. D’où le devoir de s’appliquer sérieusement à la pratique de toutes les vertus, et de se montrer en toutes circonstances disposé à tous les sacrifices plutôt que de transgresser la loi et de pactiser avec l’esprit et les maximes du monde. Sans rien savoir de ses aspirations, on devrait pouvoir distinguer une future vocation religieuse uniquement à son attitude et à sa conduite.

Saint François de Sales, dans son langage imagé, montre que les mondains eux-mêmes doivent le constater sans difficulté : « Ne voientils pas que nous avons ôté l’enseigne et que nous avons rompu le trafic que nous pouvions avoir avec le monde ? »

Le temps d’attente qui précède l’entrée en religion est une espèce de noviciat pendant lequel l’âme essaie ses forces et s’aguerrit aux luttes de l’avenir. Que l’amour qu’elle a voué à Celui dont elle désire faire son unique Bien-Aimé, la conserve pure et lui fasse remporter toutes les victoires !

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