DEUXIÈME PARTIE
Conditions et qualités du Prêtre
Jésus n^appelle à aucun état, sans donner les qualités- pour en remplir dignement et efficacement les fonctions ; sinon, ce serait imposer des devoirs et des responsabilités, sans fournir les moyens de les accomplir et de les porter.
Jésus n’enlève pas pour cela la part de coopération que l’homme doit apporter à la réalisation des plans divins. Cette coopération est nécessaire, sous peine d’annuler complètement les desseins que Jésus a formés.
Ce qui est vrai de tout état de vie quelconque l’est davantage lorsqu’il s’agit d’un état qui se rapporte plus directement à la fin dernière de l’homme et à la gloire immédiate de Dieu. Or, dans cet ordre d’idée, aucun état n’est supérieur à l’état sacerdotal, aucune vocation ne regarde aussi essentiellement les intérêts sacrés de Dieu et des âmes.
Il est donc des qualités et des vertus caractéristiques que doit posséder tout sujet qui se destine au Sacerdoce, et qu’il ne peut négliger sans amoindrir la dignité de son caractère et même sans se rendre inapte à remplir les fonctions de son état.
Nous en indiquons ici quelques-unes, les plus importantes pour le Prêtre lui-même et pour la fécondité de son ministère.