Le désir de V unique gloire de Dieu
Le Seigneur est devenu la part d'héritage des Lévites du Sanctuaire. Lorsqu'ils ont été appelés, ils ont dû quitter le monde ; lorsqu'ils ont reçu leur mission, ils ont renoncé à toutes les autres ; lorsqu'ils ont été oints de Fonction sainte, ils sont devenus des êtres sacrés sur les-
quels le monde n’a plus aucun droit. Etant la propriété exclusive du Seigneur, ils sont tenus de ne vivre et de ne travailler que pour Lui.
Mais en même temps qu’ils se donnaient au Seigneur, le Seigneur se livrait à eux et se confiait à leur garde. A partir de ce moment, le Prêtre n’a plus rien à voir avec le monde, les choses terrestres ne l’intéressent plus, tout ce qui ne se rapporte pas à son Maître n’a aucune valeur'à ses yeux. Il pense uniquement au Jésus de son Sacerdoce, il a au cœur de saintes ambitions, il poursuit un sublime idéal, il aspire à rendre à Dieu tout ce qu’il en a reçu.
Et comme son Sacerdoce contient tout ce que Dieu peut recevoir de gloire et d’honneur, il y puise sans cesse et s’efforce de le faire fructifier. Jésus devient sa pensée habituelle, et sa gloire, son unique passion.
Avec de tels sentiments, comment ne pas se sanctifier? La première gloire que Jésus attend de son Prêtre, c’est sa sanctification. Le Prêtre fidèle le comprend, et il se sanctifie pour glorifier son Maître ; de même qu’il trouve dans le désir de la gloire divine un puissant excitant à sa sanctification.
La gloire de Dieu devenue l’unique objectif de l’âme sacerdotale simplifie considérablement la vie, en élevant les pensées, purifiant les intentions, vivifiant les actions.
Que le Prêtre se pénètre de cette vérité, qu'il n'a plus rien autre à faire sur la terre que de se dépenser à la gloire de Jésus, et cela le maintiendra en haleine dans le travail de sa sanctification.
C'est sous ce jour que les aspirants au Sacer-^ doce doivent entrevoir leur future vocation. S'ils avaient d'autres aspirations, ils ne devraient pas avancer, car ils ne deviendraient pas de saints Prêtres.