Rôle des Parents
Les parents chrétiens sont les premiers à désirer voir naître la vocation sacerdotale chez leurs enfants. Ils y sont les premiers intéressés, parce qu’il ne peut arriver rien de plus beau et de plus heureux à ceux à qui ils ont donné le jour.
Mais leur rôle ne peut se borner à des désirs, très louables et très légitimes d’ailleurs. Ils ont reçu d’office la mission de s’occuper de l’âme de leurs enfants, en harmonie avec les desseins que Jésus a sur eux. S’ils ne connaissent pas ces desseins dans le détail, ils savent cependant que Dieu leur demande de préserver leurs enfants du péché, de leur enseigner les vérités de la religion, de développer en eux les germes de la piété et de les entraîner, par la parole et l’exemple, à la pratique de la vertu.
Si les parents observent chez l’un d’eux une tendance plus marquée à la piété, il est de leur devoir de la favoriser ; et si cette manifestation de piété fait naître des espérances de vocation sacerdotale, ils doivent se réjouir et s’appliquer à seconder ces premières et précieuses dispositions.
Les parents sont tenus en conscience d’élever leurs enfants en vue d’en faire de bons chrétiens. Mais cela ne suffit pas. L’Eglise a besoin
de Prêtres ; c’est aux familles chrétiennes à lui en fournir ; et qui serait plus autorisé que les parents pour orienter des âmes vers le Sacerdoce et les y préparer? C’est au foyer familial que doit se faire cette première préparation ; le père et la mère en sont les agents naturels. Qu’ils se pénètrent de ces grandes vérités : qu’ils n’ont pas donné la vie à leurs enfants pour le temps mais pour l’éternité, que Dieu leur a confié l’âme de leurs enfants et qu’ils ont un ministère quasi sacerdotal à exercer auprès d’eux, qu’ils sont tenus de présider au réveil et au développement successif de leurs facultés et de les diriger spirituellement vers les choses du ciel.
Aux parents d’abord à élaborer les premières préparations capables d’orienter leurs enfants vers le Sacerdoce, en les faisant vivre dans une atmosphère de grande piété, puis en cherchant à développer en eux les germes d’une vocation.
Des parents qui croiraient, en agissant ainsi, empiéter sur les fonctions du Prêtre, se tromperaient grandement. C’est plutôt des parents que le Prêtre devrait recevoir les vocations, après que ceux-ci eussent accompli le rôle privilégié que la Providence leur a confié.
Puissent les pères et mères comprendre leur noble mission et avoir à cœur de donner des Prêtres à l’Eglise !