ELÉMENT PERLE
XIllème STATION :
Jésus sur la Croix.
La Sainte Vierge était revenue au lieu du supplice, La dislocation des membres de son Fils, le bruit des coups de marteau et les gémissements de Jésus excitèrent en elle une douleur si violente qu’elle tomba de nouveau sans connaissance entre les bras des saintes femmes.
Les plaintes que la douleur arrachait à Jésus se mêlaient à une prière continuelle, Pendant cet horrible supplice, je vis apparaître au dessus de Jésus des figures d’anges en pleurs. Il était environ midi et un quart lorsque Jésus fut crucifié, et au moment où l'on élevait la croix, le temple retentissait du bruit des trompettes. C'était le moment de limmolation de l'agneau pascal.
Lorsque les bourreaux eurent crucifié Notre-Seigneur, ils attachèrent des cordes à la partie supérieure de la croix, et s’en servirent pour l’élever, tandis que quelques-uns d’entre eux la soutenaient, et que d’autres en poussaient le pied jusqu’au trou qu’on avait creusé pour elle. Elle s’y enfonça de tout son poids avec une terrible secousse. Jésus pous-
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sa un cri de douleur : tout le poids de son corps pesa verticalement, ses blessures s’élargirent, son sang coula abondamment, et ses os disloqués s’entrechoquérent...Les archers, pour affermir la croix et voir si elle était solidement enfoncée, la secouèrent vigoureusement.
Rien ne fut plus terrible et plus touchant à la fois que de voir, au milieu des cris dela populace qui regardait de loin, la croix chanceler un instant sur sa base et s’enfoncer en tremblant dans la terre. Mais il s’éleva aussi vers elle des voix pieuses et gémissantes ; les plus saintes voix du monde, celle de Marie, celle de saint Jean, celle des saintes femmes et de tous ceux qui avaient le cœur pur ; leurs mains tremblantes se levèrent comme pour la soutenir, lorsque le Saint des saints, le fiancé de toutes les âmes, cloué vivant sur la croix, s’éleva, balancé en l’air par les mains des pécheurs en furie … L’enfer même ressentit avec terreur le choc de la croix qui s’enfonçait, et redoubla la fureur de ses suppôts contre elle... Les âmes renfermées dans les limbes l’entendirent avec une joie pleine d'espérance. La sainte croix était dressée pour la première fois au milieu de la terre comme un autre arbre de vie dans le paradis, et des blessures de Jésus coulaient
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quatre fleuves sacrés pour effacer la maiédiction qui pesait sur elle!
Lorsque notre adorable Sauveur fut élevé en croix, 1l y eut un moment de silence et de stupeur. B'en des cœurs endurcis furent ébranlés, et pensèrent à ces paroles de Jean- Baptiste : Voici l'Agneau de Dieu, qui prend sur lui les péchés du monde !.….
XIIème STATION :
Jésus descendu de la Croix.
Les rues étaient désertes et tranquilles :
la terreur générale tenait chacun dans sa maison. Joseph d’Arimathie et Nicodème allèrent au Calvaire. Ils y trouvèrent la Très Sainte Vierge et Madeleine assises au pied de la croix. Elles étaient plongées dans une douleur mortelle. Les autres saintes femmes étaient occupées à préparer le linge et les aromates pour embaumer le corps de Jésus, Alors ils placèrent des échelles sur la croix, détachèrent ]&3 clous, soutinrent la tête couronnée d’épines, qui s'était affaissée sur l’épaule droite : ils prenaient les mêmes précautions que s'ils avaient craint de causer quelque douleur au Sauveur.
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Sa divine Mère s’assit sur une couverture étendue par terre ; elle appuya sur ses genoux la tête sacrée de Jésus, dont le divin corps était étendu sur un drap. La sainte Vierge était pénétrée de aäouleur indicible... elle tenait dans ses bras une dernière fois le corps
(fe de son divin Fils ! elle comptait de près toutes | / “HU ses blessures, elle couvrait de baisers ses on ‘l joues sanglantes, pendant que Madeleine re- d'u posait son visage sur les pieds de Jésus...On en. pouvait à peine reconnaître le visage du Sau- Det veur, tant 1l était défiguré par les plaies et le en : sang dont il était couvert, Marie ne pouvait la :
le laisser dans cet état, et avec un courag® prè admirable, elle retira avec les plus grande la x précautions la couronne d’épines, en cou- jarc pant une à une les épines enfoncées dans la I tête de Jésus, afin de ne pas élargir les plaies rocl
par le mouvement ; et ensuite elle les retira va | une à une avec une espèce de tenaille. Puis gro! elle lui lava ses autres plaies, et Madeleine cer
à genoux l’aidait, mais sans quitter les pieds cod
de Jésus qu’elle baignait pour la dernière fois La
de larmes abondantes, et qu’elle essuyait a- un vec sa chevelure. À
Re verture é- >» genoux vin corps Vierge é- .. elle tele corps rès toutes 1isers ses leleine reésus...On re du Saulaies et le e pouvait \ courag® grande en cous dans la les plaies les retira ile. Puis Tadeleire les pieds rnière fois ssuyait a-