‹ La voie douloureuse, ou Chemin de la croix [microforme]Chapitre 3 sur 5 · PE · texte numérisé non relu

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le. genou sans aucun respect humain, et peuvent s'abandonner tranquillement aux saintes pensées qui assiégent leur âme.

Deuxième station.

C'est au même endroit que se fait la deuxième station, puisque c’est au bas de l’escalier qui conduisait du prétoire dans la rue, que Jésus fut chargé de sa croix. Le pélerin, qui s’est prosterné de nouveau, se dit : C’est là, indubitablement, que Jésus a passé, portant sur ses épaules sacrées l'instrument de son sypplice ; il a pris sur lui le fardeau de nos iniquités, Que n'étais je là pour le soulager ! Avec quel bonheur j'aurais baisé la trace de ses pas.

Troisième station.

Je me mets à la suite de Jésus, je marche avec lui dans cette voie douloureuse. Je le vois, suivi de ses accusateurs, de ses bourreaux et d’une foule de peuple, passer sous cette arcade, où il avait été montré au peuple ; la rue est en pente et descend jusqu’à ia rencontre de celle qui vient de la porte de Damas, autrefois d'Ephraïm. Après environ trois cent quatre-vings pieds, on est au bout de cette rue, et sur la gauche, une colonne cassée en deux et couchée contre le mur, indique le lieu où Notre-Seigneur tomba pour la première fois

fléchissant sous le poids de sa croix et de ses souffrances, peut-être même heurté, dans cette pente rapide, par quelqu'un de ses bourreaux. |

Quatrième station. : i

ruelle venant des environs du prétoire, comme j'ai pu m'en convaincre, en la suivant, assez loin. C’est | par cette petite rue que la sainte Vierge qui avait suivi les diverses phases de la condamnation de | son divin Fils vint à sa rencontre, voulant le presser | une dernière fois dans ses bras. Elle se placa sur | son passage, et quand elle l’apercut, elle tomba | | comme demi morte. Y a-til rien de plus saisissant « | que cette rencontre ? L’évangile n’en parle pas, | mais tous les Pères en ont fait mention. Comment pourrait-on douter que la sainte Vierge, que nous retrouvons au Calvaire, n'ait suivi partout son divin Fils. Il y a encore en ce lieu ‘une église abandonnée qu’on appelait l’église de la Pamoïson, ou Notre-Dame des Douleurs. Avec quel respect le pèlerin se prosterne, en considérant Jésus et la sainte Mère, et répète ces paroles du Séfabat : Qui pourrait ne pas s'afiliger, en contemplant cette pieuse mère mélant ses larmes aux douleurs de son Fils ! Quis posset non contristari ? |

| | À cent quinze pieds plus loin, on trouve ‘une

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