‹ La voie douloureuse, ou Chemin de la croix [microforme]Chapitre 4 sur 5 · RE SSD LE LP · texte numérisé non relu

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f- Cinquième station.

A soixanteonze pieds plus loin, on place ordipairement la cinquième station. A l'entrée d’uno rue, vers l'ouest, on trouve une petite excavation, dans une pierre du mur de la première maison, à

ne gauche. C'est là l'endroit où les Juifs forcerent ai Simon le Cyrénéen qui passait par là, en revenant ist des Champs, de porter la croix de Jésus. Il est it très probable que Simon était rentré dans la ville de | par la porte de Damas ou d’Ephraïm, et que, manier | festant quelque sentiment de compassion jour ur | Jésus, on l'obligea à lui aider, ou peut-être, les ba | juifs, voyant l'extrême affaiblistement où se trount ' vait Jésus, craignirent qu'il ne succombât, en 8, | montant cette rune rapide où l’on entrait, et qu'ils nt ne pussent repaître leurs yeux de l’horrible spectans | cle de son agonie sur le Calvaire. Peut-on franchir )n | cette station sans porter envie à cette heureux se | Cyrénéen, qui eut le bonheur de soulager Jésus, n, | au milieu de ses plus grandes douleurs ? Ja ville ct de Cyrène d’où était Simon est situce en Afrique. la Il y avait alors beaucoup de juifs. Cette ville s’apui pelle aujourd’hui Barca.

ce Sixième station. | rs On continue cette rue, laissant à gauche la maison du mauvais riche, et après deux cent soixante-quinze

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pieds on arrive à la maison de sainte Véronique

U et un morceau de colonne encastré dans le pavé

auprès de la maison, indique la sixième station. C’est là qu’une pieuse femme eut assez de courage pour braver la fureur des soldats et des bourreaux, et alla essuyer avec un mouchoir la face du Sauveur. Elle en fut récompensée sur le moment mêre, car la face adorable de Jésus resta imprimée sur ce linge qu'on conserve encore à Saint- Pierre de Rome, sous le nom de volto santo. C'est peut-être pour cela qu’on a donné à cette femme le nom de sainte Véronique, qui signifie: vrai por: trait. La tradition seule nous garantit ces faits. Mais, sans les discuter, ne suffit-il pas, pour rassurer notre piété, que l’Eglise les approuve? Et, par. tout où l’exercise du Chemin de la Croix est établi, et il l’est dans tout l’univers, on loue et on exalte l’action héroïque de cette sainte femme.

Septième station.

Au bout de cette même rue, se trouve l’emplacement de la porte Judiciaire, c’est la septième station. Malgré le secours de Simon, Jésus tombe une seconde fois. C’est la porte par laquelle sortaient les condamnés qu’on conduisait sur le Golgotha, qui était la place des exécutions.

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Huitième station.

Le Golgotha commençait alors auprès de la porte-Judiciaire. Maintenant cet espace est enfermé dans la ville et couvert de maisons. On suit donc la rue qui fait face à celle que l’on vient de quitter, et, à la distance d’une trentaine de mètres, un trou, à gauche, dans la pierre du mur d’un couvent, indique la huitième station. C’est là qu’eut lieu la scène la plus touchante, la rencontre des femmes de Jérusalem . qui pleuraient et se lamentaient sur le sort de Jésus. Quel contraste avec la dureté, la férocité de cette tourbe insolente qui avait suivi jusque-là le Sauveur! Le cœur de Jésus dut en être soulagé, et il le manifesta par ces paroles qu'il. leur adressa : “ Ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes, ” paroles qui respirent tant de tendresse et de bonté, qu'en les répétant on sent son cœur attendri et ses yeux mouillés de larmes,

Neunvième station.

Le chemin que. suivit Notre-Seigneur jusqu'à la troisième chute est aujourd’hui complètement fermé et couvert de maisons. Il est regrettable que les. chrétiens, en se groupant autour du Calvaire, n'aient pas laissé libre cette voie douloureuse qu'on serait heureux de suivre dans toute son

étendue. Il faut donc retourner sur ses pas pour arriver à la neuvième station. On prend la première rue à droite, et on arrive à une impasse où | il faut entrer, en montant sur un tertre couvert | de mille débris, et, à 300 pieds environ, au bout

de l'impasse,. une colonne encastrée, debout à | droite, et tout prêt de la porte du couvent, évêché | cophte, indique le lieu où Notre-Seigneur, arri-

vant près du Calvaire, tomba pour la’ troisième

fois. Rien de triste comme l'aspect de ces lieux ; | on est au milieu des ruines. Sur un vaste terrain, | on u’aperçoit que des colonnes brisées, ou restées solitaires, comme témoins des édifices qu’elles ont soutenus. Constantin et les croisés avaient élevé là des conétructions que le temps et le marteau | des démolisseurs ont renversées. Je quitte ces lieux désolés, je retourne sur mes pas, et: je me rends au Saint-Sépulcre, pour les ‘dernières stations ; car il n’y a aucune communications entre la neuvième et les suivantes.:

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