‹ La voie ferrée de Glos-Montfort à Pont-AudemerChapitre 6 sur 39 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le comité des premières démarche». - tiem travaux. — Cahier doa

chargea. - Un Intérim.

Si, touchant Ja question de notre chemin de fer, on continuait d'en être réduit à llotter invariablement entre les espérances et les déceptions, assurément il n'y avait pas lieu de s'en prendre à un défaut de bonne volonté ou de zèle de la part du comité institué pour préparer le succès, et, en particulier, de nos compatriotes MM. Paul Delaittre et Domin, sur lesquels retombait presque tout le poids des démarches les plus délicates. Etranger à ce premier comité, — n'ayant pas tenu note, jour par jour et d'une façon régulière, de ceux de ses actes qui pouvaient parvenir à ma connaissance, — je ne suis pas en mesure de lui rendre, avec tous les développements convenables, la justice qui lui est due. Du moins voici quelques détails essentiels, dont l'exactitude ne saurait être contestée.

Immédiatement après la remise du travail des ingénieurs, trente ou quarante habitants de la ville et de l'arrondissement avaient organisé une société en participation, à l'effet d'obtenir de l'Etat,

— car la loi sur les chemins d'intérêt local n'existait pas encore,

— la concession de la voie ferrée de Glos à Pont-Audemer. L'acte de société était reçu par M* Brianchon, le 8 mars 1863; cinq membres étaient délégués par les autres sociétaires et constituaient le premier comité, dit comité d'action. C'étaient MM. de Chaumont-Quitry, Paul Delaittre, Domin, Duchemin et N. Lereffait, qui entraient aussitôt en rapports plus particuliers avec M. Girard, entrepreneur de travaux publics, pour chercher à s'entendre définitivement au sujet de la construction de la ligne projetée.

Le même jour, assemblée des habitants pour les informer de l'état des choses et solliciter leur concours^ ainsi que je l'ai dit dans le chapitre précédent.

A la suite de cette réunion, à laquelle assistait M. Girard, celuici offre de construire le chemin de fer, aux prix et conditions du devis dressé par les ingénieurs et il en remet au comité l'engagement écrit.

Ainsi fixé, approximativement sur le chiffre de la dépense, le comité se met à l'œuvre. Avec le concours de M. Brianchon, chargé de la rédaction des pièces à produire et de la correspondance, il s'occupe activement de faire remplir les longues et minutieuses formalités administratives, préalables à la concession, alors dans les attributions de l'Etat, et, ensuite, dans celles du conseil général du département, après la promulgation de la loi des 12 et 19 juillet 1865; — de solliciter les souscriptions de nos compatriotes, ainsi que les subventions de la ville de Pont-Audemer, du département et du Gouvernement; — enfin de tenter de conclure définitivement, avec M. Girard, les conventions relatives à l'établissement de la ligne.

Cette dernière partie de la mission du comité n'était pas la plus facile à conduire à bonne lin. Aussi c'est à son occasion que se produisirent les tiraillements qui devaient aboutir à une rupture.

Quoique, sous le rapport de la construction , les conditions proposées alors par M. Girard fussent de beaucoup plus avantageuses que les conditions acceptées plus tard, quelques points restaient une occasion de litige. Toutefois, ce ne fut point là Tunique pierre d achoppement ; le défaut d'entente surgit encore de cette circonstance : que le comité ne voulait fournir de fonds à M. Girard qu'à titre de prêt limité et privilégié et se refusait positivement à faire entrer ses souscripteurs dans l'opération, à titre d'actionnaires.

Malgré ces embarras, l'affaire, sur un autre point, faisait un pas en avant. Ainsi l'administration arrêtait le cahier des charges. — C'est une pièce importante dont je dois reproduire les articles les plus notables et analyser les autres.

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