CHAPITRE V
LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE
Après les désastres. — L’avenue de l’Opéra et l’Opéra. — Les voies nouvelles. — Les Expositions universelles. — Le Métropolitain. — La beauté des voies publiques. — Transformation de l’architecture privée. — Le Champ de Mars. — - L'avenir.
Le siège allemand de 1870 et les combats acharnés de l’insurrection de 1871 avaient fait de la capitale de la France une ville désemparée et en partie détruite.
En 1 863 , un éditeur publia trois volumes in-folio, dont le titre dit l’objet : Paris dans sa splendeur. Il dut, en 1872, y ajouter un tome IV, particulièrement lugubre : Paris et ses ruines en mai 1871. Mais à quoi bon insister sur ces douloureux souvenirs ? Ce qui est merveilleux, ce qui a fait l’admiration du monde entier, c’est qu’en moins de trente ans, Paris ait pu effacer jusqu’au dernier vestige de ses ruines, qu’il ait non seulement recouvré sa splendeur d’avant la guerre, mais encore l’ait augmentée, presque doublée par de nouveaux monuments remarquables, par l’achèvement des travaux entrepris sous le régime précédent, par l’ouverture de nouvelles voies plus belles et plus importantes encore.
Avant même de se consacrer au relèvement des monuments incendiés, la nouvelle administration, issue du suffrage populaire, eut la coquetterie de compléter une oeuvre de luxe que