‹ La voie publique et son décorChapitre 20 sur 87 · RUE DU PAON-BLANC. RUE GRENIER-SUR-L EAU · texte numérisé non relu

RUE DU PAON-BLANC. RUE GRENIER-SUR-L EAU

levard Saint-Germain, la rue Lagrange, la rue Dante, la rue Saint-Jacques élargie jusqu’au Petit-Pont ont fourni à cette région, en même temps que l’air et le jour, des voies de communication devenues indispensables; mais le Vieux-Paris se retrouve tout alentour, aux environs de Saint-Séverin et de la place Maubert, et, quand on monte vers le Panthéon par la rue des Carmes ou celle de la Montagne-Sainte-Geneviève (pl. 23), on peut s’imaginer, sans trop grand effort, être revenu au temps de Louis XI. La même impression se produit, de l’autre côté du boulevard Saint-Michel, dans les rues Hautefeuille, aux curieuses tourelles, Suger, Zacharie (pl. 23), du Jardinet, qui finit en impasse à la Cour de Rouen où se voient encore les vestiges du mur d’enceinte de Philippe-Auguste et de l’hôtel des archevêques de Rouen.

Le Paris du temps de Louis XIII et de Louis XIV se rencontre un peu partout dans les sept premiers arrondissements, mais nulle part il ne s’est conservé aussi homogène que dans le quartier du Marais avec la place des Vosges pour centre et toutes les rues voisines, bordées de beaux hôtels où l’industrie s’est installée à l’aise. On le trouve aussi à peu près intact dans le quartier de la Monnaie, où les rues Saint-André-des-Arts, Séguier, des Grands-Augustins, de Savoie, Christine offrent encore au regard de nombreuses demeures que date suffisamment leur sévère architecture.

Il faut citer encore comme appartenant à cette époque la partie de la rue de Chaillot voisine de l’église et dont les vieilles maisons font si singulière figure à côté des luxueuses constructions modernes de l’avenue Marceau et de la rue Pierre-Charron.

La voie publique montre moins de souvenirs du Paris de Louis XV et de Louis XVI; mais ceux qui sont restés sont exquis; c’est principalement sur les boulevards de Montpar-

nasse, des Invalides, dans les rues de Grenelle, de Varenne, de Bourgogne, qu’il faut les aller chercher. Le IXe arrondissement en était riche aussi naguère, mais il s’est beaucoup rajeuni. On peut voir encore cependant, au faubourgMontmartre, à la Chaussée d’Antin, rue de Provence, rue Caumartin et rue du Faubourg-Poissonnière de remarquables spécimens de l’architecture privée, datant de la seconde moitié du xvme siècle.

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