ESPLANADE DES INVALIDES
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Montez à travers Blois cet escalier de rues Que n’inonde jamais la Loire au temps des crues.
Et l’on rencontre encore çà et là les aspects du vieux village d’autrefois : la place du Tertre avec la première mairie montmartroise, la rue du Mont-Cenis qui dévale vers Clignancourt et la plaine, la rue des Saules et la rue Saint- Vincent que bordent les murs de l’ancien cimetière communal, établi à flanc de coteau (pl. 29).
Plus haute encore que la butte Montmartre est la colline de Belleville, qui est le point culminant de Paris ; mais Belleville s’est transformée, s’est assimilée presque complètement à la grande cité. On n’y voit plus les courtilles que rendit célèbres Ramponeau, ni les maisons rustiques chères à Paul de Kock, ni, dans la rue de Ménilmontant où les Saints-Simoniens se créèrent une retraite, les marronniers ombrageant les cabarets aux barreaux verts, — ce qui n’est pas dire qu’il n'y ait plus de cabarets.
En redescendant vers la vallée de la Seine, on trouve encore à travers Charonne, — dont nous avons déjà signalé la vieille égliseet le vieux cimetière villageois — quelques rues tranquilles longeant des cultures maraîchères. Au delà du cours de Vincennes, on rentre à la campagne à travers l’ancien Saint- Mandé et l'ancien Bercy, sillonnés de voies éminemment calmes et presque monastiques : le boulevard de Picpus aux arbres vénérables, la rue de Picpus bordée de couvents, la rue Claude- Decaen ; et enfin l’Entrepôt de Bercy, qui possède ses voies particulières, où les négociants ont installé leurs bureaux parmi les derniers vestiges du parc des Nicolaï.
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